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01 mars 2010

Ce soir là

La nuit fut brève, je me réveille épuisée, le corps endolori et l'esprit embrumé par les restes d'alcool.

La réalité m'arrive en pleine figure, des larmes dans les yeux.

Cette soirée s'est terminée dans une sorte de tourbillon violent, un mauvais film où j'ai été malgré moi l'héroine. Je ne réalise pas que tout ça est arrivé, je ne comprends même pas comment cela a pu arriver. Je ne veux pas chercher à comprendre, l'origine de cette histoire sordide n'existe pas.

J'ai la gorge nouée, le corps meurtri, les larmes m'envahissent. Le flot puis le reflux, salé et chaud, immersion endogène.

 

Je reste moi-même, naturelle, ouverte, à l'écoute des autres mais face à des paranos, psychos, arriérés du comportement et autres pervers c'est une arme bien dérisoire. Il a créé une histoire là où il n'y en avait pas, j'en ai subi les conséquences alors qu'il n'est rien pour moi. Être victime d'une chose qui n'existe pas me laisse sans voix. Ses raisons sont factices et falsifiées.

Je me sens coupable, j'ai honte. L'impression de ne pas avoir réagi, de m'être laissée emporter par l'étonnement, la surprise, la peur, les émotions, la situation elle-même. Comme si je m'étais laissée faire. Pourtant je ne suis coupable de rien, je sais que je n'ai rien à me reprocher, c'est un fait, alors quoi ?

Je réalise que je suis sous le choc, mes larmes ne sont pas dues uniquement à la peine que je ressens mais sont liées à l'agression et à la violence de cet acte.

Choc émotionnel et physique. La violence quelle qu'elle soit n'est pas pardonnable, je le sais, j'essaie de m'en nourrir. Un homme qui s'en prend à une femme n'en est pas un, un homme qui se croit au dessus de tout et de tout le monde a un sérieux problème. Je dois me faire à l'idée que les gens ne sont pas toujours ceux qu'ils laissent entrevoir, qu'en apparence même la plus gentille des personnes peut s'avérer être la pire, que les doubles discours existent, en amitié et en amour, et que je dois me tenir à l'écart de tout ça.

 


Les blessures physiques disparaitront bien plus vite que les blessures morales, les deux laisseront un goût amer.



11:57

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