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08 mars 2010

Extraits

Je me réveille en sursaut, le téléphone sonne, il est tard, très tard. L'angoisse me gagne. C'est lui. Il est là, derrière ma porte et attends que je lui ouvre. Je suis tiraillée entre la colère, l'envie d'ouvrir et l'envie de le laisser là, comme ça. La fatigue et la lassitude prennent le pas sur la raison, je lui ouvre. A quoi bon ? Il est 3 h du matin, je dormais, il m'a réveillée, je vais devoir lutter pour me rendormir. Demain je me lèverai pour aller travailler, lui partira, les instants passés ensemble auront servi à dormir.


 

C'est l'anniversaire de copine adorée, enfin une soirée dehors, avec du monde, à rire, boire et manger. Je suis si heureuse, je ne me souviens même plus de la dernière fois où je suis sortie. C'est l'été, il fait bon, je profite. Un coup de téléphone. Tout bascule. Il a oublié quelque chose chez moi, il en a besoin, là, maintenant, c'est urgent. L'euphorie retombe comme un soufflé. Il va me harceler tant que je ne cèderai pas. Je pars l'angoisse au ventre, j'ai de la route à faire, je dois justifier chaque kilomètre. Arrivée chez moi l'agression verbale commence, je mens, je n'étais pas là où je disais être. Il m'a vue ailleurs, forcément il a raison, ce ne peut être autrement. Je ne cherche pas à me justifier, ça ne servirai à rien, je sais où j'étais ça me suffit.


 

T'es chez toi ? J'arrive. Il est 20 h, bientôt il sera là. Depuis quelques temps je suis soumise à des sentiments contradictoires. J'ai envie de le voir, j'ai besoin d'affection mais je sais qu'une fois qu'il sera là les choses peuvent vite tourner au vinaigre et je regretterai qu'il soit venu. Alors quoi ? Je m'attache à une image de lui, cette image fanée comme une photo passée à l'eau. Cette image qui me laisse encore des espoirs. Faux espoirs. Il arrive et me regarde à peine, passe son temps au téléphone, il a tellement de choses à raconter. Aux autres. Pas à moi. Je me sens comme une potiche dans mon appartement. Les nerfs parlent, c'est pas beau, ça ne sert à rien. Il part: "j'aurai mieux fait de rester chez moi."


 

Nous nous retrouvons dans cet appartement vide, triste, sans vie. Tant pis, je me dis que peu importe l'endroit du moment que l'on est ensemble. Je prends sur moi, je me sens mal à l'aise mais ne laisse rien paraître. J'aimerai te voir plus souvent, partager plus de choses, créer un avenir. Mes propos sont encore une fois mal interprétés, il pense que je veux le couper de tout et de tout le monde. Je veux juste une relation normale, saine, posée. L'incompréhension tourne en dispute, si t'es pas contente t'as qu'à aller voir ailleurs. Il me met à la porte, c'est la nuit, il est tard.


 

Les vacances. L'euphorie. La nouvelle. Joie puis tristesse. Je sais ce que j'ai à faire même si ce n'est pas ce que je souhaite. J'ai peur. Le retour à la réalité et aux responsabilités. Tu fuis. Je suis seule face à mon désarroi et à cette décision. Le jour J. La panique, les larmes, le sang, la douleur intense et profonde. Je le hais, je me hais. Je ne suis que douleur et regrets. C'est mieux comme ça, je le sais, ça ne console pas mais c'est un fait. Je pleure, beaucoup, j'aurais aimé ne jamais avoir à vivre ça.


 

 

Il a été mon bourreau, je l'ai aimé autant que je l'ai détesté, lui ne m'a sûrement jamais aimée. Je me suis vue faire des choses impensables, je me suis rabaissée, j'ai donné jusqu'à l'écoeurement. Naïve et stupide.

On ne m'y reprendra plus ais-je maintes fois pensé. Erreur. Harcèlement moral, pression permanente. A bout de souffle et de nerfs. Insomnies, crises d'angoisse, l'ombre de moi-même.

Pourquoi ? Comment ?

Je ne le sais toujours pas.

Il m'a bousillée, m'a fait perdre toutes mes illusions, les séquelles sont là.

Un éclair de lucidité, la conviction, le courage. Je suis calme.


Pars et ne reviens jamais.

21:13

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