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12 mars 2010

Ecorchée vive

Les choses sont là, au fond de moi, dans mon corps, dans ma tête, dans mes entrailles. Je les sens couler dans mes veines, battre au rythme de mon coeur, elles ne s'évaporent pas, ne suivent pas le chemin bleu du sang. J'inspire, j'expire, rien n'y fait. Je sers les dents, me mords la bouche, les lèvres, ferme fort les yeux. Aucun débordement.

J'aimerai que toutes ces choses ne soient qu'un rêve. Un mauvais rêve duquel je me réveillerai en sursaut, soulagée.

Je me dis que tout ça n'est pas réel, que ça n'a pas pu m'arriver, que je ne l'ai pas cherché, que je ne l'ai pas mérité. Et pourtant. Les blessures sont béantes, des plaies immenses qui ne demandent qu'à se refermer mais qui souffrent de contrecoups les empêchant de cicatriser.

Je suis emplie d'amertume, d'incompréhension, de questions. Ça passe et ça revient. L'extérieur lisse, l'intérieur tourmenté, ne pas laisser entrevoir, avancer comme si de rien n'était. Comme si. Faire semblant, ne pas penser, s'étourdir de tout, oublier.

Le visage marqué, le sourire fané, les rires qui n'en sont pas, les yeux vides, tristes, les pensées brouillées, les certitudes qui volent en éclat, l'insouciance perdue.

Ecrire pour se libérer, les mots font mal, se faire violence, apprendre de ses erreurs, ne pas brûler les étapes, se reconstruire, sentir un souffle nouveau, hurler comme au premier jour. Respirer enfin.


22:34

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