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17 mars 2010

Vu

Je l'ai revu.

Il était de nouveau là, après cette longue absence. J'ai ressenti un soulagement, une joie immense, mes craintes se sont envolées. Il m'a raconté les derniers événements, le ciel semble s'éclaircir pour lui, il espère que les promesses qu'on lui a faites seront tenues. Il espère redémarrer une nouvelle vie, peut être partir vivre ailleurs, rien n'est encore fixé mais sa situation évolue.

Il me parle, je suis émue, je lui dit que je m'inquiétais de ne plus le voir, que j'espère sincèrement que toutes ces choses qu'on lui a dit ne sont pas juste des paroles, pas juste une manière de se mettre en avant. Il doute un peu, me dit que les gens sont souvent décevants, qu'ils parlent beaucoup mais agissent peu au final.

Je ne peux qu'approuver, surtout en ce moment.

Il se rend compte de mon émotion, me remercie de ma présence là, dans ces couloirs du métro. Je ne fais rien mais c'est déjà beaucoup pour lui, c'est ce qu'il me dit. Il me dit des choses sur moi. Des choses qu'il a perçues là, comme ça, au détour de nos quelques échanges, sourires. Je suis troublée par ce qu'il a perçu de moi, il est dans le vrai, il ne me connait pas et pourtant nos quelques rencontres lui ont permis de m'entrevoir. J'ai du mal à contenir mes larmes.

Certains de mes proches n'ont même pas idée de tout ça, certains n'ont jamais vu tout ça en moi, certains ne comprennent pas. Lui oui.

Je suis bouleversée, je reste clouée sur place, la gorge nouée. Il me prend la main, me remercie encore et me dit de filer. Je lui demande à plusieurs reprises si je le reverrai, il me dit que oui.

 

Je suis sous le choc lorsque j'arrive à mon travail, je ne parle pas, je suis perdue dans mes pensées, j'y penserai toute la journée. Je réalise combien j'ai été idiote, je ne lui ai même pas demandé son nom, ni quelques renseignements afin de voir ce que je pouvais faire pour lui. Je m'en veux terriblement. Pourquoi ne lui ais-je pas posé toutes ces questions ? Je ne dis pas que je pourrais tout changer mais j'ai envie d'essayer. Oui, mais je ne sais toujours rien de concret sur lui.

J'en parle autour de moi, ma soeur me dit qu'il lui faut plus de renseignements pour voir ce que l'on peut faire pour l'aider. Copine adorée sent que je me suis attachée à cet homme, que j'ai envie et besoin de l'aider, comme si je m'aidais moi-même. Elle a raison.

Ce matin je me suis arrêtée acheter des pains au lait pour les lui donner, dans l'espoir de le voir, il n'était pas là.

Je vais continuer à l'attendre, à espérer le voir, pourvu que ce jour arrive vite, j'espère pouvoir l'aider et même si ce n'est pas le cas je serai toujours là.

 

13:14

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