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23 mars 2010

Rêveries

J'ai comme une envie de m'asseoir sur un banc, de regarder passer les gens et de rêver. J'ai comme une envie de nature aussi, d'herbe fraîche et humide, la renaissance du printemps, les bourgeons sur les amandiers, les crocus qui sortent de terre, les effluves des premières fleurs, la chaleur du soleil, les pieds nus.

Je regarde les sourires des amoureux, les baisers volés, les premiers rendez-vous où chacun se sent timide, elle rougit, il sourit, un ange passe, les vibrations du bonheur émanent, c'est beau. Un frisson me parcourt. Je souhaiterai être là, le premier rendez-vous qui fiche la boule au ventre, le cœur qui bat à tout rompre, les premiers mots échangés, les premiers effleurements, la gêne se dissipe peu à peu. Ces moments où l'on se sent vivre, où l'on se sent fort, où rien n'est important à part cet instant, où le temps file doucement.

Tout mon corps les réclame. Cette transe provoquée par l'autre, cette tendresse donnée et reçue, cet abandon de soi en parfaite confiance, cet état d'excitation à l'idée même de le voir, les hormones qui provoquent un bien être absolu, la sensation d'être unique.

Mon cœur, ma tête, la moindre cellule, parcelle de peau sont à l'affût. Où est celui qui me fera vibrer, qui me comprendra, qui me laissera être moi-même, pleinement, naturellement, sans fards, qui comprendra mes peurs, mes peines, mes doutes, mes bêtises, ma douce folie. Celui qui me complètera, celui avec qui les silences seront des moments choisis, sans gêne, celui avec qui je me laisserai aller, celui qui saura briser cette carapace, celui qui me redonnera confiance en moi, envers les hommes, envers cette vie.

La tendresse d'un couple m'émeut, je les envie, c'est pas beau comme sentiment, je le sais, pourtant j'aimerai être à leur place, me sentir aimée, désirée, être importante pour quelqu'un, sentir le regard de l'être aimé, rougir tendrement. Je ne connais plus tout ça, je ne sais plus quelle sensation ça procure, il ne me reste que des bribes de souvenirs faussés par des actes malintentionnés, les sensations sont altérées, ces hommes qui m'ont tant mises à mal m'ont laissé un goût amer indigne de l'Amour.

J'aimerai être comme ces fleurs qui s'épanouissent chaque printemps, fidèles à elles-mêmes, prêtes à ouvrir leurs corolles, à laisser s'échapper leurs parfums, insouciantes. Ces fleurs dont on se délecte de leur beauté, de leurs couleurs, de leurs effluves, ces fleurs dont la simple vue procure ravissement et bien-être.

19:56

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