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26 mars 2010

Lui

Lui, je le vois le matin. Pas tous les matins, les matins où le hasard s'en mêle, les matins où je ne suis pas en retard. Il me parle, me raconte, me demande, quelques sous-entendus, je fais l'air de rien, celle qui n'a pas entendu, l'air d'être encore endormie. Je souris en moi-même.

Il est gentil, je ne saurai pas dire comment tout ça a commencé, à part un bonjour, bonne journée, à bientôt. Je dois avoir une tête qui inspire confiance, qui entraîne la discussion, qui prête aux rencontres. Ca m'amuse, ça me flatte, c'est agréable de bon matin de recevoir un sourire, de percevoir une oeillade, un semblant d'attention. Nos chemins se séparent ensuite non sans des regards lourds de sens, des gestes amicaux qui s'envolent au vent.

Je ne le connais pas, je pense lui plaire, je ne sais pas vraiment, il a une alliance, je crois pourtant qu'il n'est plus marié, peut-être est-ce le genre d'homme à la porter même après, je n'en sais rien en fait, c'est ce qu'il m'inspire. Il a l'air gentil, doux comme un agneau, il essaie d'en savoir plus sur moi, je ne lâche pas grand chose, quelques informations sans grande importance. Il n'est pas franchement beau mais pas moche non plus, il n'est pas franchement vieux mais pas jeune non plus, il a un je ne sais pas quoi de rassurant, d'attirant. Il représente le masculin, la virilité, la maturité, la douceur aussi.

Parfois j'aimerai me laisser aller, me blottir dans ses bras, y trouver de l'affection, de l'apaisement, me faire dorloter, me sentir désirée, ne plus penser à rien, profiter. Nos rencontres sont fortuites, ne durent que l'instant de ce voyage lors duquel il me transporte, je sais que je ne ferai rien pour déclencher quoi que ce soit, je sais que tout ça n'aurait pas d'avenir, je sais que beaucoup de choses nous séparent, je le sais.

Et pourtant.

09:55

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