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08 avril 2010

Esseulée

Les sentiments quels qu'ils soient sont propres à chacun, on interprète les choses à sa manière, on les ressent selon sa sensibilité, on appréhende la vie à sa façon. Je suis souvent confrontée à mon hyper sensibilité, comme un courant électrique qui me parcourt, à fleur de peau, tu me touches je réagis. Parfois j'aimerai bien court-circuiter mes neurones, les liaisons nerveuses et électriques, déconnecter les synapses, empêcher les neurotransmetteurs d'être émis, étudier l'activité de mon cerveau, visualiser les sentiments qui m'envahissent, cortex, lobes, hippocampe. Je suis fascinée pas certains sentiments, certaines sensations, un événement même infime, une parole, un geste, une attention peuvent influer, modifier, amplifier, bouleverser en l'espace d'une seconde, une même situation peut engendrer tellement de réactions différentes de notre part.

Je suis avec ces gens que j'aime et qui m'aiment, famille, amis, on se connait par coeur, on rit, on boit, on mange, on plaisante. Je suis dans mon environnement, sereine, rien à prouver, être soi-même, se laisser aller. Je me sens bien, l'instant d'après un sentiment m'envahit. Esseulée. Coup de cafard en plein coeur, gorge nouée, envie de pleurer, je suis perdue au milieu d'eux, je ne dis rien, mon sourire s'efface, la nostalgie me submerge, pourquoi ? Je suis entourée, je mesure la chance que j'ai, pourtant je me sens seule, personne sur qui me reposer, personne à aimer, personne à espérer, personne avec qui partager, longue marche silencieuse, angoissée, se battre contre soi même, contre ses peurs. La foule la plus compacte ne me rassurerait pas, je voudrais qu'on me serre dans ses bras, je voudrais être aimée, je voudrais tout oublier.

15:21

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