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22 avril 2010

Humeur

L'humeur est massacrante, du rire à la tristesse il n'y a qu'un pas, l'amertume, la déception, les angoisses, des questions à tout va. Je donne de moi-même, je me trompe souvent, je me relève, je recommence, lorsque j'ai tendu l'autre joue je comprends enfin les choses. Je croyais que tu étais différent(e), je croyais que l'on était ami(e)s, je croyais beaucoup de choses, je me suis encore trompée. Ça fait mal de réaliser que je ne te connaissais finalement pas, que tu n'es plus la personne que j'ai connue, que les choses ont changées. Je suis comme ça, sensible à en étouffer, tu me connais, tu le sais, ma gentillesse n'a qu'une limite, celle de ta méchanceté répétée, une fois ne suffit pas faut que j'en mange encore et encore, jusqu'à l'indigestion. Je pensais que tu me connaissais mieux que ça, que tu me faisais confiance, c'était mon cas vis-à-vis de toi, tu l'as brisée, je ne peux plus recommencer, je t'ai toujours tout pardonné, mon amitié t'était dévouée, je me suis fourvoyée.

Touchée par les événements, je continue, meurtrie au fond de moi, c'est la vie, rien n'est établi, tout passe, tout change, je vis ma vie, j'oublie, toi, ces années à rigoler, ces moments partagés, le bon comme le mauvais. La rancune je ne connais pas, ce n'est pas moi, des rancoeurs peut-être, ça ne dure jamais très longtemps, à quoi bon à part entretenir des sentiments mauvais, s'encrasser de l'intérieur, je ne m'empoisonnerai pas pour toi. Tu m'as déçue, tu te caches derrière des prétextes fallacieux, tu te retranches, évites tout échange, c'est tellement plus simple de fuir, de ne pas affronter, ça risquerait de te renvoyer ta réalité en pleine figure, tes actes, tes paroles, ton égoïsme. Je voulais provoquer, ne pas rester immobile, discuter, expliquer, je ne voulais pas que tout s'arrête comme ça, rester sur une note négative, je ne voulais rien de tout ça.

Je ne ferai pas un autre premier pas, c'est fini ce temps là, tant pis si on en reste là, je ne reviendrai pas en arrière, tu m'as poussé dans mes retranchements, assumes ce que ça implique, toutes ces choses que je voulais te dire sont là, elles sortiront peut-être un jour, elles resteront peut-être en moi, je ne sais même pas si tu comprendrai tellement tu te complais dans ta vérité. J'abandonne, le coeur serré, je n'oublie pas, je ne peux plus m'arrêter, j'ai sacrifié trop de temps, d'énergie, de moi, tout ça est fini, tant pis pour toi.

11:28

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