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28 avril 2010

Accro

Dès le matin je pense à toi, je me lève, sors du brouillard de la nuit, les pensées encore mélangées aux restes de rêves. Je me douche, déjeune, café, tartines, l'envie de toi se fait pressante. Tu me tiens, inondes mes pensées, tout mon corps te réclame, je ressens un manque, je n'aime pas me sentir si dépendante de toi, je dois le reconnaître tu me tiens.

La journée passe, entrecoupée de manque, de déni, d'oubli. Oh parfois je te succombe, parfois je t'ignore totalement, je me sens forte dans ces moments là, ma revanche sur toi, je te résiste et finit par ne plus penser à toi. Tu arrives tout de même à me rappeler à ton bon souvenir, à me reprendre dans tes griffes, à me rendre soumise, que ne ferais-je pas pour toi ? Je te déteste autant que je t'aime, j'aimerai me débarasser de toi, je suis faible, tu me fais du mal pourtant.

Le soir c'est pas mieux, je sors, je bois, je pense à toi. L'alcool attise la flamme, te rend encore plus indispensable, je te veux, encore, toujours plus. Pourquoi me rends-tu comme cela ? Je finis par céder, je ne suis jamais rassasiée, j'abuse de toi tant et plus. Je le regrette parfois, me promettant de ne plus recommencer, de ne plus aller dans l'excès, de savoir temporiser. Je me couche avec toutes ces pensées, je sais que seule la nuit va me les enlever, dormir, ne plus y penser, jusqu'à demain matin où je vais te réclamer, toi, la clope, la sèche, la cigarette.

17:37

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