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06 mai 2010

Bus

Tous les jours je prends le bus, au même arrêt, presque à la même heure. Les gens je finis par les connaître, c'est que ça fait longtemps que je vis dans ce quartier. C'est marrant comme certains matins même en retard je croise ces mêmes personnes, elles sont en retard aussi. Y'a des matins où je vois la fatigue sur les visages, le sommeil qui n'est pas encore parti.

Les gens du soir je les connais moins, oh je reconnais certaines personnes de mon quartier mais le soir c'est plus un mélange d'habitués et d'occasionnels, des gens qui profitent du passage du bus pour s'avancer sur leur trajet. Dans le bus je lis, surtout le matin, j'aime ça. Le trajet du soir ne me donne pas envie de lire, je suis plus dans l'observation, dans les rêveries.

Hier soir alors que j'étais tranquillement assise un homme est monté dans le bus et est venu s'asseoir à côté de moi. Rien de franchement extraordinaire mais dès que je l'ai vu avancer dans le bus je savais qu'il allait venir s'asseoir là. Pourquoi ? Je ne sais pas, je l'ai senti. Il y avait bien d'autres places libres mais il est venu là. Il est libre, la place n'était pas réservée mais je savais qu'il ne s'était pas assis là pour rien. Des gestes, des mots aux contrôleurs qui passaient par là, un bavard je me suis dit. Gagné. Il a commencé à me parler, je suis polie, je souris, j'écoute mais je n'avais pas trop envie de discuter. Ça ne l'a pas dérangé, il pouvait parler à sens unique. Il s'est présenté, a trouvé que j'avais l'air sympathique, a tenté une approche à base de où allez vous comme ça, qu'allez vous faire. J'ai répondu, sans dire grand chose. Je rentre chez moi. Dommage j'aurai bien pris un café, discuté, ça ne vous tente pas, lorsqu'il pleut comme aujourd'hui j'aime bien aller boire un verre, discuter, écouter de la musique, ça me donne de l'énergie la pluie. J'ai répondu que c'était tout l'inverse pour moi. Ce temps a tendance à me rendre ramollo, me donne des envies de cocooning, de lire, d'être tranquille.

C'est bizarre comme ce qu'il m'a dit par le suite m'a rappelé une personne qui a compté dans ma vie. Lorsqu'il pleut il faut se faire du bien, si on laisse notre esprit divaguer comme le temps alors on broie du noir. Lorsqu'il pleut il ne faut pas se laisser aller à la mélancolie et faire des choses qui donnent de l'énergie. J'ai aimé. Il a dit la vie est belle. Je l'ai alors regardé plus précisémment et j'ai eu l'impression de voir cette personne. Les mêmes phrases, la même façon de parler, une odeur qui me semblait familière, même le physique était semblable, il était lui dans quelques années.

Ça m'a remémoré des souvenirs. Un jour je les raconterai.

22:45

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