Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

26 mai 2010

Uppercut

Les coups pleuvent, ma vie ressemble à un match de boxe, round 12, c'est la reprise. Je tente de reprendre mon souffle, j'esquive, je contracte mes muscles, un direct du droit m'envoie au tapis, je me relève, je suis sonnée. J'encaisse tant bien que mal les coups, directs, crochets, uppercuts, dans la poitrine, les flancs, le visage, en plein coeur. Même à terre les coups continuent de pleuvoir. Quel adversaire est assez déloyal pour frapper une personne à terre ? Que fait l'arbitre ?

Je suis face à l'adversaire, il attaque, appuie là où ça fait mal, je serre les poings, je ne me laisse plus faire, je me défends, j'esquive, j'attaque, je contre-attaque. Malgré l'angoisse les nerfs montent, les poings serrés dans mes gants je fonce, je ne baisse pas la tête ni les yeux, les coups reçus me donnent la rage de continuer. Sang et larmes se mêlent, je ne fuis pas le combat, je provoque, je ne suis pas lâche, j'affronte.

Un coup donné pour un reçu, fallait pas me provoquer. Je me retrouve combative, jeu de jambes, souffle à toute épreuve, les coups fusent, une énergie nouvelle emplit mon corps, je ne vais pas le laisser gagner. Cet adversaire est coriace, un soit-disant dur à cuire, j'ai un atout, je réfléchis, je n'agis pas sous le coup d'une impulsivité. Je bloque, je dévie, je neutralise ses coups, il est déstabilisé. Je maintiens ma garde tout en approchant de lui. Une dernière esquive. Un crochet le projette au tapis. Fallait pas me provoquer.

15:13

Les commentaires sont fermés.