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09 avril 2011

Avant, pendant, après

Je me souviens petite de l'exercice auquel nous avions été soumis à l'école. 'Racontez comment vous vous imaginez lorsque vous serez grands.' Je crois même que c'était plus précis, comment je me verrais en l'an 2000. Je me souviens en partie de mes réponses. Lorsqu'on a 8 ans on pense que passé la vingtaine on est vieux. J'en souris aujourd'hui. Je me voyais mariée, avec des enfants, exerçant le métier que je disais toujours vouloir faire. L'an 2000 est passé, rien de tout ça ne fait partie de ma vie. Ces idéaux d'enfants ne sont rien, j'en ai rêvé un moment, j'ai voulu y accéder, ces pensées ont martelé mon cerveau, tournant à l'obsession.
Et puis j'ai abandonné. Non pas par dépit. Ces pensées m'ont quittées, je me suis sentie libérée, prête à vivre les instants qui s'offraient à moi, plus rien en tête que le présent, la vie, les choses, les envies ça va ça vient. Je suis contente que ces choses se soient estompées à ce moment là. Je ne m'en rendais pas compte mais plus je courais après plus rien n'arrivait. Que plus j'embourbais mon esprit avec ces idées plus je m'enfermais dans une situation que j'estimais ne pas me convenir. Un soulagement le jour où j'ai réalisé ça.
Et aujourd'hui ? Je n'aime pas les phrases toutes faites, je ne me fie pas aux dictons, proverbes et autres citations mais je dois en convenir, ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Le passé m'a beaucoup appris. La douleur qui était mienne, les épreuves traversées, les doutes, les coups durs m'ont apporté plus que je ne pensais. Comme il est facile de dire ça aujourd'hui. Facile et aussi bizarre que cela puisse paraître agréable. Je vis dans ce nouveau présent, je me retrouve, je suis de nouveau cette fille, celle d'avant, celle que je ne connaissait plus s'est estompée, alors si le temps d'un instant je devais me prendre à imaginer comment je me verrais dans quelques mois ou années je dirais que ce qui m'importe plus que tout est la sérénité. Partager des instants calmes, doux, simples et vrais avec une personne et laisser filer. Le tic tac de l'horloge biologique me parait plus doux bien que présent, l'envie est toujours là mais elle aussi est plus légère dans sa manière de s'exprimer et de s'imposer à moi.  Plus que tout aujourd'hui je me dis que si cela doit être cela sera.

23:54

Commentaires

:) On doit tous passer par là. Je cours encore derrière la réussite professionnelle que je souhaite depuis petite, on verra si j'y arrive ou si je prendrais un autre chemin, qui ne sera pas moins joli pour autant.

Écrit par : NinaSotteFille | 01 septembre 2011

C'est vrai que l'on court sans cesse après quelque chose que ce soit personnellement ou professionnellement, parfois le lâcher prise permet de se sentir plus serein et d'atteindre ses objectifs plus facilement.
J'espère sincèrement que tu accèderas à la réussite que tu souhaites et ça me fait très plaisir de te relire par ici :))

Écrit par : une fille | 05 septembre 2011

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