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23 octobre 2010

Oh Bonne Mère !

Oh ma Bonne Mère !
Je vis en dessous d'elle, elle est là, je le vois souvent, il existe plein d'endroits dans la ville d'où on l'aperçoit. Elle veille sur la ville, ici on la vénère, elle nous protège. Je ne suis pas croyante, mais la Bonne Mère reste la Bonne Mère. J'aime y monter, me ressourcer, y réfléchir. Alors l'autre fois j'y suis allée.
Le mistral soufflait, fort, très fort, le meilleur moment pour y aller. La vue sur la ville, la mer, les collines, les îles y est magnifique, le mistral dégage tout sur son passage. J'observe, je me pose un moment, en plein vent, comme si le mistral rendait mes pensées plus claires, comme s'il enlevait toute la noirceur, toutes les peines, le vent en pleine figure c'est ce qu'il me fallait.

Je ne suis pas croyante, mais j'y dépose toujours un cierge ou deux. Ma façon à moi d'exorciser, d'avoir une pensée pour des personnes, des faits, la flamme brûle, vacille sous le souffle du vent, elle est vivante et en même temps emporte avec elle toutes les pensées néfastes.
J'aime rester là-haut, dans ce calme, au coeur de la crypte, je m'assois, je ferme les yeux, je me concentre, je me recentre, je réfléchis, un calme absolu m'envahit. Souvent les larmes coulent, j'évacue, je me libère, j'y vois plus clair. Je ressens toujours ce même bien être lorsque je suis là-haut, je fais abstraction des visiteurs, des prieurs, il n'y a qu'elle et moi. Ma Bonne Mère. Je redescend, je me sens revigorée, apaisée, sereine, j'ai encore en mémoire cette flamme vascillante, ce qu'elle représente, les images de ce lieu Saint, de cette évidence qui semble y régner. Je me sens bien.

 

 

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11:16

30 septembre 2010

Timing

Je suis décalée, le temps file en ce moment, les jours passent, je ne sais plus si nous sommes mardi ou mercredi. Jeudi peut-être ? Je me cale sur le calendrier, je vis comme dans un rêve, je me robotise. Un peu comme dans ce livre de correspondances datées, je tourne les pages pour connaître la suite de l'histoire, les jours défilent aussi vite que les lettres s'enchaînent.
C'est l'heure, lève toi, déjeune, prends une douche, habille toi, maquille toi, sors, va travailler. Le mistral fait des siennes, je me sens comme ces feuilles, ces papiers qui s'envolent, à peine se posent-ils que le vent les emporte de nouveau. Pas le temps de souffler, la respiration n'est pas profonde, l'air reste bloqué, une bulle énorme.
Je m'inflige un rythme trépidant, je m'étourdis, ne pas s'arrêter, ne pas réfléchir, pourtant les choses importantes je les laisse traîner. Je ne suis que contradictions en ce moment. Je m'occupe plus de ma vie professionnelle que de ma vie personnelle, le temps file, un ultimatum me menace, je dois déménager. Je loue ? J'achète ? Un peu paumée sur ce coup là, mais il faut que je me décide vite, dans quelques mois je serai à la rue. Ça devrait m'affoler, me motiver, me presser. Même pas. Enfin si, j'ai envie d'avoir un nouveau chez-moi et tout ce qui va avec, mais toutes ces démarches me fatiguent.
Je l'ai dit, je ne suis que contradictions en ce moment.

16:57

16 septembre 2010

Déjeuner sur l'herbe

Il faisait un temps tellement agréable que je n'ai pas eu envie de m'enfermer pour déjeuner. Vite un truc à grignoter, une bouteille d'eau, mon bouquin, direction le parc.
La chaleur est encore présente, j'aime quand l'été se prolonge, la lumière est différente, l'ambiance aussi. J'enlève mes chaussures et m'allonge dans l'herbe. A ce moment là plus rien ne compte, je pourrai rester comme ça des heures entières, à lire, à rêvasser, à me détendre. C'est mercredi, quelques familles sont là, les enfants courent après coq et poules, des cris, des rires.
Mi-ombre mi-soleil, une brise suffisamment douce, son bruit dans les feuilles des arbres, rien de mieux pour me sentir bien. Je lis un moment, mes yeux ont soudainement envie de se fermer, je me laisse aller. Malgré le bruit environnant je sens mon esprit et mon corps qui lâchent prise, cette sensation de coton m'envahit, comme au moment de s'endormir, que le corps est entre la veille et le sommeil. Je respire profondément, toutes les tensions se dénouent, comme des petits claquements internes. Je reste un moment immobile, par intermittence le soleil me chauffe les bras, j'ai l'impression d'être ailleurs. Et si je ne retournai pas travailler ? Je resterai là, à lire, à me reposer, pieds nus dans l'herbe. S'il y a une chose que j'aime par dessus tout c'est être pieds-nus. Depuis toujours. Dedans, dehors, dans l'herbe, dans les cailloux, j'aime vivre pieds-nus. Si je pouvais je le ferai encore et encore, en  ville ce n'est pas pensable.
Il est l'heure de repartir, je range mes affaires, profite encore de ces quelques instants au calme, renfile mes chaussures, je suis comme dans un autre monde, je marche vers mon travail comme un automate. Je suis dans mon bureau, devant mon ordinateur, l'après-midi a été longue.

 

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10:44

11 septembre 2010

Blessée

Je n'avais rien demandé, j'étais tranquille, dans mon coin, un peu seule parfois mais je ne savais pas si j'étais prête à accepter quelqu'un dans ma vie. Un passé trop douloureux, des espoirs, des illusions brisés, la peur aussi. Au fond de moi j'aspirais à autre chose, des relations saines, simples, en toute confiance, le genre où tu ne te poses pas de questions, le genre qui coule de source.
Alors cette fois là j'ai laissé de côté mes craintes, mes fantômes, je me suis dit que ça pourrait être bien, que chaque personne, chaque histoire est différente, que je ne devais plus avoir peur, que je pouvais faire confiance. Beaucoup d'échanges, on apprend à se connaître, petit à petit, un homme différent de ce que j'avais connu par le passé, je me laisse penser à y croire. Il me dit qu'il ressent des choses fortes pour moi, un coup de coeur, de foudre peut-être, je reste méfiante, je ne veux pas succomber sans être sûre. Toutes ses paroles ne me laissent pas indifférente, je le crois sincère, je pense réellement qu'il le soit, je me laisse aller. Notre rencontre a été forte, des moments intenses, l'impression que l'on s'attendait l'un l'autre, comme une évidence, j'ai ressenti une sérénité comme jamais depuis bien longtemps, c'était tellement bon.
Tout s'est ensuite accéléré, l'été, les vacances, chacun de son côté, ça ne m'a pas dérangé, c'était prévu de longue date, nous venions de nous rencontrer, les plans n'allaient pas changer. Le contact a été maintenu, de longs messages, gentils, enflammés, rien que de très agréable.
Et ce soir là tout a basculé.
Une nouvelle à laquelle je ne m'attendais pas, malgré tout il me déclare ses envies, sa sincérité, ses sentiments, ses espérances vis à vis de moi. Je tombe de haut. Encore une fois me serais-je trompée ? Je ne sais plus que penser, j'ai envie de croire en sa sincérité même s'il n'a pas été honnête dès le départ. Mon coeur me joue une fois de plus des tours, ma raison me dit de fuir. Je ne peux, je ne veux pas vivre dans l'attente, j'ai déjà donné, je dois tirer les leçons de mon passé.

Malgré tout je laisse le bénéfice du doute, mon coeur s'en mêle encore, je décide de voir venir. Mauvais choix. Quelques semaines c'est déjà trop, je vis déjà dans l'attente, je ne le veux plus. J'ai de la peine, je ne comprends pas. Une telle situation n'est pas vivable, je vais souffrir à vouloir m'entêter, je ne peux pas concevoir une relation de cette manière, pas après tout ça, pas après ce passé.
Aujourd'hui j'ai décidé d'y mettre un terme, de ne plus écouter mon coeur mais ma raison, de me protéger. Je suis blessée, peinée, déçue. Si son ressenti, sa sincérité, ses envies sont vrais il saura faire en sorte de me retrouver, je serai fixée sur ce qu'il est vraiment.
J
e ne sais pas si je serai là ce jour là, je ne sais même pas si ce jour là arrivera, aujourd'hui je pense avoir pris la meilleure des décisions même si...

22:20

31 août 2010

Merci !

Les gens parfois ne savent pas, n'osent pas, ont peur de..., de quoi ? Je ne sais pas mais j'ai remarqué que ce mot est parfois difficile à dire. On le pense, on a envie de le dire mais rien ne sort, il reste bloqué là, quelque part dans nos entrailles, comme une boule, il forme des noeuds, la pudeur peut être. Et pourtant. Le dire est une libération, une reconnaissance de l'autre, de son geste, de ses actes, de ses paroles. Je le dis très souvent, trop parfois, je m'en fiche, j'ai besoin de le dire aux autres, j'ai besoin de leur témoigner ma reconnaissance, de leur dire que ce qu'ils font n'est pas un dû pour moi.

Ce que je raconte ici n'est pas toujours drôle, ça a même été très dur parfois, cet espace m'a libéré bien des fois, je ne pensais même pas avoir des lecteurs un jour, ce n'était pas mon but premier. J'ai découvert que je pouvais écrire, que ça me plaisait, je compte bien continuer.
Alors aujourd'hui je souhaiterai vous dire tout simplement merci, à vous qui me lisez, à vous qui me suivez, j'en suis très touchée.

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