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20 juin 2010

Ouf !

Finalement c'était pas si compliqué que ça, pas si important, pas si grave. Je m'en étais fait un monde, j'avais l'impression que tout s'effondrait, la déception et la peine l'emportaient sur la raison. Alors oui j'ai eu de la peine, oui j'ai été déçue, oui j'ai remis en question beaucoup de choses mais au final je me sens bien. Presque j'irai remercier ces personnes de m'avoir libérée d'eux, les remercier de réaliser aujourd'hui qu'ils ne font plus partie de ma vie, de m'avoir ouvert les yeux sur ceux qu'ils étaient vraiment. Presque. Je ne suis pas complètement folle non plus, ils ne m'intéressent plus, j'en ai désormais la certitude. J'avais malgré tout gardé un infime espoir, on ne sait jamais, les choses peuvent s'arranger, recommencer.

Mais non, je n'en ai plus envie, c'est confirmé ces personnes ne valent plus un clou, ma confiance a été brisée, mon amitié bafouée, ils n'ont même pas eu le courage de m'affronter, préfèrent se retrancher dans leurs certitudes. Je me réjouis de voir comment ils se sentent minables, mal à l'aise, ils font l'air de rien et pourtant ils en ont des choses à se reprocher. Il est plus facile de faire semblant que de clarifier les situations, ces personnes soit-disants honnêtes et franches ont autant de courage qu'une limace.

Je me sens libérée, sereine, j'aurai tout essayé, j'ai l'esprit libre, tranquille, je tire un trait, chacun sa vie, ses amis, ses occupations désormais. Je vais de l'avant, je ne me laisserai plus marcher sur les pieds, je n'accepterai plus des choses allant à mon encontre, je me sens bien. Des nouvelles rencontres, de l'audace, je me retrouve moi-même, je construis ma vie, les autres sont secondaires. Oh je ne deviens pas égoïste pour autant, ce n'est pas dans ma nature, je décide juste de penser à moi, mon bien-être, mes envies, je suis mon instinct, mes intuitions, c'est tellement bon.

14:09

14 juin 2010

La maison ne fait pas crédit

La note est salée, j'ai payé l'addition, tellement que je me sens desséchée. Le sel ça donne toujours soif. Ah ça au rayon des nouilles je serai en tête de gondole, et encore j'afficherai un immense sourire, mais c'est pas grave, je suis assechée, je ne paierai plus rien désormais.
Finalement c'est bien, les choses tournent au vinaigre, après l'acide, le salé, l'amer puis le sucré, je goûte à toutes les saveurs, je suis gourmande, je savoure jusqu'à l'écoeurement, tu me donnes envie de vomir mais je t'en remercie. J'évacue toutes ces horreurs, toutes ces croyances, tout ces faux-semblants auxquels j'ai tant cru, un grand nettoyage intérieur, un vrai bonheur.

Le crédit c'est comme Capri, les bons sentiments dégoulinants, les pardons à tout va, les sourires malgré les méchancetés, tout ce que j'ai été, je laisse ça de côté. Je sais qui je suis désormais, je sais qui certains semblaient être, je sais surtout qui sont les vrais.
Je me sens bien, j'ai tout évacué, j'en ai pleuré, c'est passé désormais, il a fallu toutes ces choses pour que je sois sereine, pour que je mette tout ça de côté. Ouf ! Je souffle un bon coup, j'ai avancé, j'ai pris les devants, des nouvelles têtes, un nouvel environnement peut-être, le bonheur enfin ?

 

15:14

07 juin 2010

Brise ta coquille

C'est un peu comme si je m'étais enfouie en moi-même, comme s'il fallait que je réapprenne les basiques, que je reprenne confiance en moi, envers les autres, envers les hommes. Je suis dans mon cocon, il fait bon, chaud, c'est douillet mais ce n'est rien qu'une cage dorée. J'ai envie d'exploser, de crier, de briser tout ce que j'ai élevé autour de moi, cette coquille dans laquelle je me sens à l'étroit.

Il y a quelques temps je n'y croyais plus, je ne pensais pas y arriver, j'attendais que les choses se passent, j'avais oublié qu'il faut provoquer, qu'il faut y aller, qu'il faut se dépasser. Je ne fais pas ma belle, je ne me sens pas pleinement confiante, je sais qu'il me faut être patiente, croire aux choses, aux signes, ne plus douter. Je ressens un certain bien être, des petites joies, des petits riens qui font que.
Je dois dire que certains regards, certaines attitudes n'y sont pas pour rien, me voir dans le regard d'un autre, voir que je peux plaire, voir que ça ne me laisse pas indifférente. C'est tout ou rien, comme souvent les événements s'enchaînent. De là à faire le premier pas faut pas exagérer, j'ai pas dit que je m'étais transformée, mais pas loin, c'est presque ça, c'est peut être bientôt ça.

Je ne suis quand même sûre de rien, le hasard fait parfois bien les choses, et si je me trompais ? Comment savoir si j'ai été à part ce soir là ? Une rencontre fortuite, un moment imprévu, du bonheur. Je n'ai pas osé creuser, aller de l'avant, peur de paraître trop entreprenante, peur tout court.
Oui mais bon. Rien de pire que de ne pas savoir, si je n'y retourne pas je ne saurai jamais, si je ne provoque rien comment être fixée ? Je ne veux pas rester sur des incertitudes, sur des regrets, sur des questions. Je vais y retourner, là-bas dans cet endroit où je l'ai vu, il le faut, même si c'est juste comme ça au moins je saurai, en bien ou en mal je serai fixée.

22:57

03 juin 2010

Futilités

La torture de l'esprit, les événements, les gens, les bons, les mauvais, les tracas, je les efface à coup de futilités, à coup de chouchoutages, une vraie fille je suis. L'eau coule sur mon corps, brûlante, je m'en délecte, assise sous le flot la couche superficielle s'en va. Le maquillage qui coule, les cheveux qui se détendent, la peau qui s'assouplit, les idées noires qui se détachent, mon corps entier se délasse. Des bulles savonneuses, l'odeur fraîche, le bruit de l'eau, mes sens s'éveillent. Un bon coup de gommage pour décaper la peau, éliminer les impuretés, je frotte, plus le grain est gros plus ça me plaît. De l'eau fraîche tout part dans les oubliettes de ma baignoire.

Un jet d'eau glacé, je me sens revigorée. Enveloppée dans une serviette j'enlève les restes de maquillage, ces traces noires comme des larmes de fumée me donnent un drôle d'air, j'aime les voir disparaître sous mes doigts, se mélanger à l'eau et s'engouffrer dans la tuyauterie. J'efface toutes ces traces. Je m'enduis le visage d'un masque, transformation visuelle, il va entrer en moi, dans ma peau, me nettoyer de l'intérieur, aérer mes cellules. Je suis déguisée, ce visage qui est le mien m'apparaît comme inconnu, temps de pose, je rince, je me sens neuve.

Je poursuis mon rituel, massage-crémage de mon visage, en douceur, je détends tous mes muscles, j'insiste sur les zones privilégiées, quoi de plus agréable ? Viens ensuite mon corps entier, je pars des pieds, j'y dénoue les tensions, les mollets, les cuisses tout y passe. Je m'enduis, m'enveloppe dans ce cocon crémeux, la douceur me submerge. Le ventre, la poitrine, les bras, le cou, la nuque, quel moment exceptionnel, toutes ces parties de mon corps sont détendues, avides de sensations, je me sens bien, ne pense plus à rien.

J'adore me vernir les ongles, j'arrête mon choix sur le vernis le plus coloré, je me concentre, surtout ne pas dépasser, je m'applique, je patiente, je recommence, seconde couche, la couleur s'intensifie, l'odeur m'enivre, mes ongles laqués brillent, je suis en joie.

Ces moments où je m'occupe de moi sont précieux, rien d'autre ne compte, je me vide la tête, mes sens sont éveillés, apaisés, tout disparait, surtout le mauvais, l'énergie est canalisée, je suis moi, une fille, une vraie, j'aime ça.

14:33

31 mai 2010

Coïncidence (?)

L'autre jour je parlais du match de boxe qu'est ma vie en ce moment. Hier soir alors que je lisais un polar d'un auteur que j'adore je suis tombée sur deux passages qui m'ont interpellée.

 

- Tout ça est un peu comme un match de boxe. On esquive, on bouge, on fait tout pour éviter les poings de l'adversaire. Mais on ne peut pas se contenter de ne faire que ça pendant le match. A un moment donné, il faut se décider à donner un coup.
(...)

- (...) Essaie plutôt ça. On a goûté à la puissance de l'adversaire. Et on s'est retrouvé au tapis. Sans trop savoir comment, on a réussi à se remettre debout. Mais on a du coton dans les jambes et du brouillard plein les yeux. Si on s'en prend encore un, le match est terminé. Mieux vaut continuer à fuir. Éviter les coups et espérer tenir la distance.

Je ne sais plus trop quoi penser. Les deux points de vue me semblent justifiés et justifiables, je me reconnais dans les deux.

L'envie et la volonté de ne plus se laisser faire, de rétorquer, de montrer ce que l'on a dans ses tripes, d'agir, de dire les choses qu'elles plaisent ou non. La volonté aussi d'être indifférente à tout cela, esquiver, faire en sorte que les choses ne m'atteignent pas, les coups, les mots c'est du pareil au même, souvent les mots blessent même encore plus que les coups.

D'un autre côté il y a la fuite, souvent associée à de la lâcheté, à de la peur et pourtant ne dit-on pas que l'indifférence est le meilleur des mépris ? On se relève toujours, de tout, ça prend du temps, on y laisse une partie de nous-même, on apprends. Mais dans tout ça il y a quand même le sentiment d'avoir été immobile, que l'on ne s'est pas défendu comme on aurait du même si c'est pour se protéger.

 

Je ne sais pas vraiment quelle solution est la meilleure, un doux mélange des deux sûrement. Je me dis juste que les événements faisants je réagis au mieux que je peux, je me protège aussi comme je peux. Je me dis que parfois la fuite, le lâcher prise est la meilleure des solutions pour ne pas se perdre ni s'essouffler. Ce n'est pas pour autant que je me sens lâche, les situations sont toutes différentes, j'adopterai tantôt l'une, tantôt l'autre solution. Je ne suis plus prête à tout accepter à mon propre détriment, je rétorque, je me défends aussi quand cela est nécessaire.
Ce dont je suis sûre désormais c'est que je suis comme je suis, c'est à prendre ou à laisser.

13:50