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01 mai 2010

Dis moi

Dis, tu crois qu'un jour tout ça m'arrivera ? Tu crois que ces dernières années seront effacées comme dans un conte ou un film de science-fiction, que les choses seront tellement un lointain souvenir qu'elles me paraîtront irréelles ?

Dis, tu crois que j'arriverai à dire à tout ceux que j'aime toutes les choses que je ressens ? Tu crois que j'aurai le courage de me mettre à nu, de sortir tout ce que j'ai au fond de mon coeur et de mes tripes, que je ne raterai pas le coche avant qu'il ne soit trop tard ?

Dis, tu crois que quelqu'un m'attends quelque part ? Tu crois que cette rencontre je saurai l'attraper, je saurai que c'est la bonne et que je n'aurai pas peur de la vivre ?

Dis, tu crois qu'un jour on m'appellera maman ? Tu crois que j'aurai le bonheur d'être enceinte, de sentir un petit être me serrer dans ses bras, de l'entourer de tout mon amour ?

Dis, tu crois qu'un jour je saurai vivre en meilleure harmonie avec mes émotions ? Tu crois que cette sensibilité, cette émotivité seront des armes, des alliées et non plus un fardeau parfois ?

Dis, tu crois qu'un jour je pourrai revoir ces gens que j'aime tant à l'autre bout du monde ? Tu crois que je foulerai encore ces îles, que je me baignerai encore dans ces eaux turquoises, que je partagerai encore des moments inoubliables avec cette autre famille ?

Dis, tu crois que je compte pour les gens que j'aime ? Tu crois que je leur suis aussi chère qu'ils ne le sont pour moi, qu'ils savent qu'ils peuvent compter sur moi, que je serai toujours là pour eux ?

Dis, tu crois qu'un jour je perdrai mon côté enfantin ? Tu crois que je deviendrai adulte pour de vrai, que je ne serai plus aussi naïve , que je serai tellement sérieuse que je ne me reconnaitrai plus ?

Dis, tu crois que les gens qui m'ont fait du mal s'en rendront compte un jour ? Tu crois qu'ils réaliseront la peine et le mal qu'ils ont pu causer, qu'ils le regretteront, qu'ils me le diront un jour ?


Si tu connais les réponses dis moi.


15:44

28 avril 2010

Accro

Dès le matin je pense à toi, je me lève, sors du brouillard de la nuit, les pensées encore mélangées aux restes de rêves. Je me douche, déjeune, café, tartines, l'envie de toi se fait pressante. Tu me tiens, inondes mes pensées, tout mon corps te réclame, je ressens un manque, je n'aime pas me sentir si dépendante de toi, je dois le reconnaître tu me tiens.

La journée passe, entrecoupée de manque, de déni, d'oubli. Oh parfois je te succombe, parfois je t'ignore totalement, je me sens forte dans ces moments là, ma revanche sur toi, je te résiste et finit par ne plus penser à toi. Tu arrives tout de même à me rappeler à ton bon souvenir, à me reprendre dans tes griffes, à me rendre soumise, que ne ferais-je pas pour toi ? Je te déteste autant que je t'aime, j'aimerai me débarasser de toi, je suis faible, tu me fais du mal pourtant.

Le soir c'est pas mieux, je sors, je bois, je pense à toi. L'alcool attise la flamme, te rend encore plus indispensable, je te veux, encore, toujours plus. Pourquoi me rends-tu comme cela ? Je finis par céder, je ne suis jamais rassasiée, j'abuse de toi tant et plus. Je le regrette parfois, me promettant de ne plus recommencer, de ne plus aller dans l'excès, de savoir temporiser. Je me couche avec toutes ces pensées, je sais que seule la nuit va me les enlever, dormir, ne plus y penser, jusqu'à demain matin où je vais te réclamer, toi, la clope, la sèche, la cigarette.

17:37

26 avril 2010

Dix de der

J'ai fait ce que je ne pensais plus faire, ce que j'avais dit ne plus vouloir faire. Je sais. C'est bien tout moi ça, je change d'avis sans arrêt, limite je me contredis. Oui mais je suis ça aussi, une fille avec du coeur, une fille qui n'aime pas les malentendus, une fille qui ne laisse pas tomber, une fille qui s'entête, encore et encore, toujours plus. Je peux ne pas paraître crédible, je peux avoir l'air de ne pas savoir ce que je veux, cette indécision peut me jouer des tours, oui, je le sais. Chasse le naturel......

Depuis cette fois les choses ont cheminé dans ma tête, j'ai réfléchis, je me suis finalement rendu compte que cette histoire me faisait plus souffrir que ce que je ne le pensais, que je n'arriverai pas à la digérer si je restai immobile, si toutes ces choses que j'ai au fond de moi ne sortaient pas. Alors j'ai pris mon courage à deux mains, j'ai ravalé ma fierté, je me suis lancée, les mots ont coulé à flots, sans contrôle aucun, sans amertume, juste mon ressenti, la vérité crue. Je n'ai pas fait ça pour revenir en arrière, je ne fonde aucun espoir, je ne me fais pas d'illusions, j'ai fait ce que j'ai ressenti devoir faire, tout simplement, quelle que soit l'issue. Je suis qui je suis, j'ai besoin de dire, de m'exprimer. J'aurai fait ce que j'aurai pu, je peux me regarder en face, passer à autre chose, être sereine quant à mes actes, laisser filer cette amitié si tel doit être le cas.

Oh je ne fais pas ma maligne, je ne me sens pas pour autant pousser des ailes, je me sens juste soulagée d'avoir pu dire ce que je ressentais, soulagée d'être allée au bout de tout ça, libérée. Les malentendus, les non-dits, j'en veux plus. Il parait que c'est une force de savoir dire les choses, que ça plaise ou non, sans blesser, sans se disputer, juste dire ce que l'on a au fond du coeur, ça je sais faire et si c'est une force je veux bien m'en emparer.

21:53

22 avril 2010

Humeur

L'humeur est massacrante, du rire à la tristesse il n'y a qu'un pas, l'amertume, la déception, les angoisses, des questions à tout va. Je donne de moi-même, je me trompe souvent, je me relève, je recommence, lorsque j'ai tendu l'autre joue je comprends enfin les choses. Je croyais que tu étais différent(e), je croyais que l'on était ami(e)s, je croyais beaucoup de choses, je me suis encore trompée. Ça fait mal de réaliser que je ne te connaissais finalement pas, que tu n'es plus la personne que j'ai connue, que les choses ont changées. Je suis comme ça, sensible à en étouffer, tu me connais, tu le sais, ma gentillesse n'a qu'une limite, celle de ta méchanceté répétée, une fois ne suffit pas faut que j'en mange encore et encore, jusqu'à l'indigestion. Je pensais que tu me connaissais mieux que ça, que tu me faisais confiance, c'était mon cas vis-à-vis de toi, tu l'as brisée, je ne peux plus recommencer, je t'ai toujours tout pardonné, mon amitié t'était dévouée, je me suis fourvoyée.

Touchée par les événements, je continue, meurtrie au fond de moi, c'est la vie, rien n'est établi, tout passe, tout change, je vis ma vie, j'oublie, toi, ces années à rigoler, ces moments partagés, le bon comme le mauvais. La rancune je ne connais pas, ce n'est pas moi, des rancoeurs peut-être, ça ne dure jamais très longtemps, à quoi bon à part entretenir des sentiments mauvais, s'encrasser de l'intérieur, je ne m'empoisonnerai pas pour toi. Tu m'as déçue, tu te caches derrière des prétextes fallacieux, tu te retranches, évites tout échange, c'est tellement plus simple de fuir, de ne pas affronter, ça risquerait de te renvoyer ta réalité en pleine figure, tes actes, tes paroles, ton égoïsme. Je voulais provoquer, ne pas rester immobile, discuter, expliquer, je ne voulais pas que tout s'arrête comme ça, rester sur une note négative, je ne voulais rien de tout ça.

Je ne ferai pas un autre premier pas, c'est fini ce temps là, tant pis si on en reste là, je ne reviendrai pas en arrière, tu m'as poussé dans mes retranchements, assumes ce que ça implique, toutes ces choses que je voulais te dire sont là, elles sortiront peut-être un jour, elles resteront peut-être en moi, je ne sais même pas si tu comprendrai tellement tu te complais dans ta vérité. J'abandonne, le coeur serré, je n'oublie pas, je ne peux plus m'arrêter, j'ai sacrifié trop de temps, d'énergie, de moi, tout ça est fini, tant pis pour toi.

11:28

20 avril 2010

Amour(s)

L'amour je l'ai connu, le bel amour, le coup de foudre, l'amour passionnel, l'amour complexe, l'amour vache, l'amour qui n'en est pas. Une si belle chose, différentes versions, différents hommes, tant d'émotions, autant d'états. Un jour l'amour a quitté mon coeur, pour de vrai, pour toujours ? Comme si l'amour ne pouvait plus survenir, comme s'il était réservé aux autres, comme si.

La vérité c'est que ce n'en est pas une.

L'amour est là où je ne m'y attends pas, prêt à surgir, dans des recoins insoupçonnés, je le sens, je le sais il peut réapparaître. Je m'interroge, les autres aussi, plus que moi peut-être, de manière différente surtout. Je me demande qui, où, quand, comment ? Un peu à la manière d'une novice je dois réapprendre, décrypter, mélange ça à mon côté tête en l'air et naïve, à mon horloge biologique, à ma sensiblerie, tu obtiendras un magnifique casse-tête chinois. Qui a dit que ce serait facile ?

Et cette sorte de pression indirecte que je me met, tu ne peux pas être seule, créer, fonder, c'est naturel, c'est une envie, un besoin, lance toi, ne réfléchis plus, dépasse tes peurs, fais le grand saut. Je le désire, l'envie, le ressens en moi, j'en meurs d'impatience, je me meurs de l'immobilisme. Le mien. Je me suis verouillée. Comme parée d'une tenue faite de fils d'araignée, un tissage de soie transparent, presque invisible, tellement résistant. Ma parure. Rares sont les moments où je la quitte, je n'y arrive pas, j'ai peur, je m'y accroche, elle me rassure, m'oppresse à la fois. Je la sens réduire comme peau de chagrin, un jour elle ne sera plus qu'un souvenir jusqu'à disparaître complètement, ce jour où.

23:57