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02 juin 2013

Lui et Elle

Plus d'un an déjà que je ne suis pas ici.
Sans raisons valables, besoin d'ailleurs, besoin de laisser les mots revenir malgré des envies régulières, besoin de reprendre mon souffle et de respirer un air nouveau.

Il y a eu cette rencontre, Lui. Celui que je ne pensais pas rencontrer un jour, celui qui m'a laissée tranquille au début, ne posant pas de questions, celui qui m'a permis de me dévoiler tout doucement, à mon rythme. Celui qui a su écouter le jour où je me suis sentie prête, en confiance, celui qui ne m'a pas jugée.
Je n'ai pas voulu tout de suite me l'avouer, encore moins y croire mais certaines évidences sont telles qu'on ne peut pas les nier très longtemps. J'ai su que c'était Lui.
Le temps a été notre allié, rien n'a été brusqué, la vie s'est installée, des questions mais sans plus que nécessaires. Des rencontres, des amis et des familles, des évidences. Des projets, un sentiment d'apaisement et de sérénité depuis bien longtemps oublié.

Dans quelques jours une autre rencontre, celle de toute une vie, un doux mélange de nous deux. Cette rencontre que j'attendais, que l'on attendait, celle qui nous liera à vie, celle qui va nous faire chavirer. Je sais que les émotions, mon moteur, celles qui m'accompagnent au quotidien vont me submerger, je les sens déjà monter à la surface, me titiller et m'envahir de bonheur à l'idée de ce moment.
Dans quelques jours nous te rencontrerons ma fille, j'ai hâte de ce moment, de voir ton père te prendre dans ses bras et être ému lui aussi. J'ai hâte de vivre ces instants précieux car c'est Lui et personne d'autre.

09:41

31 décembre 2010

Mon carnet

Un moment déjà que je n'ai rien écrit, pas que l'inspiration me manque mais il y a des pauses comme ça, parfois.
Au détour de mes lectures quotidiennes de blogs il y a Thé Citron dont je suis assidument le blog. Cette année elle a décidé d'organiser un Noël entre blogueurs et j'ai tout de suite accepté d'y participer. Une façon de créer des liens, de découvrir de nouveaux blogs, de faire plaisir à une personne que l'on ne connait pas. Un vrai bonheur !
Le tirage au sort effectué j'ai parcouru et lu le blog de Nina Sotte Fille à qui je devais faire un cadeau. J'ai trouvé des idées, lui ai envoyé et elle a été ravie lors de la découverte de ses cadeaux le matin de Noël. J'ai été très heureuse d'avoir pu faire son bonheur ce matin là et je la remercie encore pour le gentil mail qu'elle m'a envoyé par la suite.
Ce matin là c'est une autre blogueuse qui a su faire mon bonheur. Il s'agit de Faustine qui, après avoir parcouru ce blog, a trouvé une super idée en m'offrant ce très joli carnet accompagné d'un gentil mot :

 

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C'est simple je l'adore ! C'est un carnet en cuir, le papier est artisanal à base de fibres de coton et de pâte de riz qui lui donne un côté ancien, tout pour me plaire. J'adore les carnets, j'adore l'odeur du cuir, j'adore le papier, sa texture, le stylo qui gratte. Il provient d'un site qui propose de l'artisanat indien très joli et en plus je pourrai par la suite commander des recharges. Moi qui ait un peu laissé tomber l'écriture ces derniers temps je compte bien sur ce carnet pour m'y remettre, je le trouve parfait pour y noter toutes mes idées, mes envies, ce que j'ai envie de partager.
Que te dire Faustine à part un grand merci ! Ce qui m'a également touchée, comme quoi le hasard parfois, c'est que Faustine et moi avons des points et des connaissances communes et c'est le genre de choses que j'aime dans la vie.

J'ai pris un immense plaisir à participer à ce Noël entre blogueurs, Thé Citron a vraiment de chouettes idées ! On remettra sûrement ça une prochaine fois, en attendant je vous remercie encore les filles et je vous souhaite à tous et toutes une belle année à venir.

 

 

 

15:06

14 août 2010

Une rencontre

Lorsque je suis arrivée ce jour là dans ce bureau je ressentais une pression intense, l'impression que ma vie se décidait là, à cet instant. Trop de temps que j'attendais une telle opportunité, nerveuse et excitée à la fois, je croisais les doigts. Cette offre d'emploi était pour moi, je l'ai su dès que je l'ai lue, ce n'était pas possible autrement, ce travail je le voulais plus que tout.
L'entretien s'est bien passé, j'ai décroché le poste, mon parcours atypique a été mon atout, pour une fois. Je l'ai vue ce jour là, on avait l'air différentes, elle me semblait gentille, je verrai bien me suis-je dit.
Quatre ans maintenant que je passe la majeure partie de ma journée avec elle, quatre ans au cours desquels nous avons appris à nous connaître, de collègues de travail nous sommes passées à amies. Des vraies amies.
Elle m'a vue heureuse, triste, fatiguée, angoissée, rigolote.
Depuis quatre ans elle supporte mes angoisses, mes questionnements, mes joies, mes bêtises, elle a toujours été là, toujours à l'écoute, pleine de bons conseils, intransigeante parfois, mais tellement juste. Elle connaît mes atouts et mes faiblesses, devine sans que j'ai besoin de parler, m'a toujours soutenue même dans mes choix les plus stupides, on se connait presque par coeur. On se dit tout, nos vies, nos envies, on rigole énormément aussi, on projette ensemble, on s'appelle tout le temps, huit heures ensemble au travail ce n'est pas suffisant, j'ai trouvé en elle une quatrième soeur.
Cette rencontre fait partie des plus belles de ces dernières années, une fille droite, juste, gentille, elle est grande gueule mais adorable, elle m'a beaucoup appris,
je lui dois beaucoup.

Aujourd'hui un cap dans sa vie personnelle, professionnelle peut être aussi, le coeur crevé à l'idée de nous séparer, nous savons que ce n'est rien, il n'y a pas d'obstacle à notre amitié, je suis tellement heureuse pour elle. Bientôt un événement majeur, je suis touchée d'être à ses côtés, touchée à l'idée qu'elle m'ait demandé d'être présente ce jour là, touchée d'être là avec elle, de l'aider à se préparer, j'en suis honorée. Je sais que je vais être émue, c'est une joie intense qui m'envahit lorsque je pense à ce moment futur.
Aujourd'hui je la remercie pour tout ces moments passés et à venir, pour tout ce qu'elle m'a apporté, pour tout ce qu'elle a supporté, pour tout ce qu'elle est. Elle sait que je serai présente, toujours, quelles que soient les circonstances, quels que soient le moment et l'heure.
Copine adorée tu m'as vue à nu, dans tous les sens du terme, mais parfois la pudeur empêche de dire certaines choses, on a peur de se sentir bête, l'émotion qui nous envahit brouille les paroles, aujourd'hui je t'écris toutes ces choses pour qu'elles restent, pour que tu puisses les lire, pour te dire que ton bonheur fait le mien, pour te dire que tu fais partie des vraies, pour te dire que notre rencontre était obligée, pour te dire que je t'aime.


19:40

20 juin 2010

Ouf !

Finalement c'était pas si compliqué que ça, pas si important, pas si grave. Je m'en étais fait un monde, j'avais l'impression que tout s'effondrait, la déception et la peine l'emportaient sur la raison. Alors oui j'ai eu de la peine, oui j'ai été déçue, oui j'ai remis en question beaucoup de choses mais au final je me sens bien. Presque j'irai remercier ces personnes de m'avoir libérée d'eux, les remercier de réaliser aujourd'hui qu'ils ne font plus partie de ma vie, de m'avoir ouvert les yeux sur ceux qu'ils étaient vraiment. Presque. Je ne suis pas complètement folle non plus, ils ne m'intéressent plus, j'en ai désormais la certitude. J'avais malgré tout gardé un infime espoir, on ne sait jamais, les choses peuvent s'arranger, recommencer.

Mais non, je n'en ai plus envie, c'est confirmé ces personnes ne valent plus un clou, ma confiance a été brisée, mon amitié bafouée, ils n'ont même pas eu le courage de m'affronter, préfèrent se retrancher dans leurs certitudes. Je me réjouis de voir comment ils se sentent minables, mal à l'aise, ils font l'air de rien et pourtant ils en ont des choses à se reprocher. Il est plus facile de faire semblant que de clarifier les situations, ces personnes soit-disants honnêtes et franches ont autant de courage qu'une limace.

Je me sens libérée, sereine, j'aurai tout essayé, j'ai l'esprit libre, tranquille, je tire un trait, chacun sa vie, ses amis, ses occupations désormais. Je vais de l'avant, je ne me laisserai plus marcher sur les pieds, je n'accepterai plus des choses allant à mon encontre, je me sens bien. Des nouvelles rencontres, de l'audace, je me retrouve moi-même, je construis ma vie, les autres sont secondaires. Oh je ne deviens pas égoïste pour autant, ce n'est pas dans ma nature, je décide juste de penser à moi, mon bien-être, mes envies, je suis mon instinct, mes intuitions, c'est tellement bon.

14:09

06 mai 2010

Bus

Tous les jours je prends le bus, au même arrêt, presque à la même heure. Les gens je finis par les connaître, c'est que ça fait longtemps que je vis dans ce quartier. C'est marrant comme certains matins même en retard je croise ces mêmes personnes, elles sont en retard aussi. Y'a des matins où je vois la fatigue sur les visages, le sommeil qui n'est pas encore parti.

Les gens du soir je les connais moins, oh je reconnais certaines personnes de mon quartier mais le soir c'est plus un mélange d'habitués et d'occasionnels, des gens qui profitent du passage du bus pour s'avancer sur leur trajet. Dans le bus je lis, surtout le matin, j'aime ça. Le trajet du soir ne me donne pas envie de lire, je suis plus dans l'observation, dans les rêveries.

Hier soir alors que j'étais tranquillement assise un homme est monté dans le bus et est venu s'asseoir à côté de moi. Rien de franchement extraordinaire mais dès que je l'ai vu avancer dans le bus je savais qu'il allait venir s'asseoir là. Pourquoi ? Je ne sais pas, je l'ai senti. Il y avait bien d'autres places libres mais il est venu là. Il est libre, la place n'était pas réservée mais je savais qu'il ne s'était pas assis là pour rien. Des gestes, des mots aux contrôleurs qui passaient par là, un bavard je me suis dit. Gagné. Il a commencé à me parler, je suis polie, je souris, j'écoute mais je n'avais pas trop envie de discuter. Ça ne l'a pas dérangé, il pouvait parler à sens unique. Il s'est présenté, a trouvé que j'avais l'air sympathique, a tenté une approche à base de où allez vous comme ça, qu'allez vous faire. J'ai répondu, sans dire grand chose. Je rentre chez moi. Dommage j'aurai bien pris un café, discuté, ça ne vous tente pas, lorsqu'il pleut comme aujourd'hui j'aime bien aller boire un verre, discuter, écouter de la musique, ça me donne de l'énergie la pluie. J'ai répondu que c'était tout l'inverse pour moi. Ce temps a tendance à me rendre ramollo, me donne des envies de cocooning, de lire, d'être tranquille.

C'est bizarre comme ce qu'il m'a dit par le suite m'a rappelé une personne qui a compté dans ma vie. Lorsqu'il pleut il faut se faire du bien, si on laisse notre esprit divaguer comme le temps alors on broie du noir. Lorsqu'il pleut il ne faut pas se laisser aller à la mélancolie et faire des choses qui donnent de l'énergie. J'ai aimé. Il a dit la vie est belle. Je l'ai alors regardé plus précisémment et j'ai eu l'impression de voir cette personne. Les mêmes phrases, la même façon de parler, une odeur qui me semblait familière, même le physique était semblable, il était lui dans quelques années.

Ça m'a remémoré des souvenirs. Un jour je les raconterai.

22:45