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11 septembre 2010

Blessée

Je n'avais rien demandé, j'étais tranquille, dans mon coin, un peu seule parfois mais je ne savais pas si j'étais prête à accepter quelqu'un dans ma vie. Un passé trop douloureux, des espoirs, des illusions brisés, la peur aussi. Au fond de moi j'aspirais à autre chose, des relations saines, simples, en toute confiance, le genre où tu ne te poses pas de questions, le genre qui coule de source.
Alors cette fois là j'ai laissé de côté mes craintes, mes fantômes, je me suis dit que ça pourrait être bien, que chaque personne, chaque histoire est différente, que je ne devais plus avoir peur, que je pouvais faire confiance. Beaucoup d'échanges, on apprend à se connaître, petit à petit, un homme différent de ce que j'avais connu par le passé, je me laisse penser à y croire. Il me dit qu'il ressent des choses fortes pour moi, un coup de coeur, de foudre peut-être, je reste méfiante, je ne veux pas succomber sans être sûre. Toutes ses paroles ne me laissent pas indifférente, je le crois sincère, je pense réellement qu'il le soit, je me laisse aller. Notre rencontre a été forte, des moments intenses, l'impression que l'on s'attendait l'un l'autre, comme une évidence, j'ai ressenti une sérénité comme jamais depuis bien longtemps, c'était tellement bon.
Tout s'est ensuite accéléré, l'été, les vacances, chacun de son côté, ça ne m'a pas dérangé, c'était prévu de longue date, nous venions de nous rencontrer, les plans n'allaient pas changer. Le contact a été maintenu, de longs messages, gentils, enflammés, rien que de très agréable.
Et ce soir là tout a basculé.
Une nouvelle à laquelle je ne m'attendais pas, malgré tout il me déclare ses envies, sa sincérité, ses sentiments, ses espérances vis à vis de moi. Je tombe de haut. Encore une fois me serais-je trompée ? Je ne sais plus que penser, j'ai envie de croire en sa sincérité même s'il n'a pas été honnête dès le départ. Mon coeur me joue une fois de plus des tours, ma raison me dit de fuir. Je ne peux, je ne veux pas vivre dans l'attente, j'ai déjà donné, je dois tirer les leçons de mon passé.

Malgré tout je laisse le bénéfice du doute, mon coeur s'en mêle encore, je décide de voir venir. Mauvais choix. Quelques semaines c'est déjà trop, je vis déjà dans l'attente, je ne le veux plus. J'ai de la peine, je ne comprends pas. Une telle situation n'est pas vivable, je vais souffrir à vouloir m'entêter, je ne peux pas concevoir une relation de cette manière, pas après tout ça, pas après ce passé.
Aujourd'hui j'ai décidé d'y mettre un terme, de ne plus écouter mon coeur mais ma raison, de me protéger. Je suis blessée, peinée, déçue. Si son ressenti, sa sincérité, ses envies sont vrais il saura faire en sorte de me retrouver, je serai fixée sur ce qu'il est vraiment.
J
e ne sais pas si je serai là ce jour là, je ne sais même pas si ce jour là arrivera, aujourd'hui je pense avoir pris la meilleure des décisions même si...

22:20

31 août 2010

Merci !

Les gens parfois ne savent pas, n'osent pas, ont peur de..., de quoi ? Je ne sais pas mais j'ai remarqué que ce mot est parfois difficile à dire. On le pense, on a envie de le dire mais rien ne sort, il reste bloqué là, quelque part dans nos entrailles, comme une boule, il forme des noeuds, la pudeur peut être. Et pourtant. Le dire est une libération, une reconnaissance de l'autre, de son geste, de ses actes, de ses paroles. Je le dis très souvent, trop parfois, je m'en fiche, j'ai besoin de le dire aux autres, j'ai besoin de leur témoigner ma reconnaissance, de leur dire que ce qu'ils font n'est pas un dû pour moi.

Ce que je raconte ici n'est pas toujours drôle, ça a même été très dur parfois, cet espace m'a libéré bien des fois, je ne pensais même pas avoir des lecteurs un jour, ce n'était pas mon but premier. J'ai découvert que je pouvais écrire, que ça me plaisait, je compte bien continuer.
Alors aujourd'hui je souhaiterai vous dire tout simplement merci, à vous qui me lisez, à vous qui me suivez, j'en suis très touchée.

16:35

23 août 2010

Tu y crois toi ?

Je vais finir par croire  que certaines vies sont écrites, tracées, que tu auras beau te battre, réagir, rester optimiste, ne pas accepter, rien n'y changera.
Je vais finir par croire que certaines naissances sont sous influence, que la conjoncture des planètes joue un rôle, que la bonne et la mauvaise étoile existent, que certains prénoms conditionnent la vie future.
Je vais finir par croire que la vie est une chienne, que rien n'est établit, que tout peut basculer d'un moment à l'autre, qu'un instant de joie peut cacher une déception, que les espérances et les rêves ne servent à rien, que le bonheur est réservé aux autres.
Je vais finir par croire que la méfiance est de rigueur, que mon coeur est défectueux, que ma raison divague, que je ne dois plus croire sur parole, qu'à la prochaine claque je ne me relèverai pas, que je ne tendrai plus l'autre joue.

Je vais finir par croire que je vais devenir aigrie, écoeurée des gens, égoïste, solitaire, associable, mauvaise, limite méchante.

...

Non, faut pas éxagérer quand même.
Ça je ne pourrai jamais le concevoir. Ce n'est pas moi. Ce ne le sera jamais. Malgré tout mon sourire, ma naïveté, mon amour des autres restent mes atouts, mes armes, quelles que soient les circonstances.

10:56

14 août 2010

Une rencontre

Lorsque je suis arrivée ce jour là dans ce bureau je ressentais une pression intense, l'impression que ma vie se décidait là, à cet instant. Trop de temps que j'attendais une telle opportunité, nerveuse et excitée à la fois, je croisais les doigts. Cette offre d'emploi était pour moi, je l'ai su dès que je l'ai lue, ce n'était pas possible autrement, ce travail je le voulais plus que tout.
L'entretien s'est bien passé, j'ai décroché le poste, mon parcours atypique a été mon atout, pour une fois. Je l'ai vue ce jour là, on avait l'air différentes, elle me semblait gentille, je verrai bien me suis-je dit.
Quatre ans maintenant que je passe la majeure partie de ma journée avec elle, quatre ans au cours desquels nous avons appris à nous connaître, de collègues de travail nous sommes passées à amies. Des vraies amies.
Elle m'a vue heureuse, triste, fatiguée, angoissée, rigolote.
Depuis quatre ans elle supporte mes angoisses, mes questionnements, mes joies, mes bêtises, elle a toujours été là, toujours à l'écoute, pleine de bons conseils, intransigeante parfois, mais tellement juste. Elle connaît mes atouts et mes faiblesses, devine sans que j'ai besoin de parler, m'a toujours soutenue même dans mes choix les plus stupides, on se connait presque par coeur. On se dit tout, nos vies, nos envies, on rigole énormément aussi, on projette ensemble, on s'appelle tout le temps, huit heures ensemble au travail ce n'est pas suffisant, j'ai trouvé en elle une quatrième soeur.
Cette rencontre fait partie des plus belles de ces dernières années, une fille droite, juste, gentille, elle est grande gueule mais adorable, elle m'a beaucoup appris,
je lui dois beaucoup.

Aujourd'hui un cap dans sa vie personnelle, professionnelle peut être aussi, le coeur crevé à l'idée de nous séparer, nous savons que ce n'est rien, il n'y a pas d'obstacle à notre amitié, je suis tellement heureuse pour elle. Bientôt un événement majeur, je suis touchée d'être à ses côtés, touchée à l'idée qu'elle m'ait demandé d'être présente ce jour là, touchée d'être là avec elle, de l'aider à se préparer, j'en suis honorée. Je sais que je vais être émue, c'est une joie intense qui m'envahit lorsque je pense à ce moment futur.
Aujourd'hui je la remercie pour tout ces moments passés et à venir, pour tout ce qu'elle m'a apporté, pour tout ce qu'elle a supporté, pour tout ce qu'elle est. Elle sait que je serai présente, toujours, quelles que soient les circonstances, quels que soient le moment et l'heure.
Copine adorée tu m'as vue à nu, dans tous les sens du terme, mais parfois la pudeur empêche de dire certaines choses, on a peur de se sentir bête, l'émotion qui nous envahit brouille les paroles, aujourd'hui je t'écris toutes ces choses pour qu'elles restent, pour que tu puisses les lire, pour te dire que ton bonheur fait le mien, pour te dire que tu fais partie des vraies, pour te dire que notre rencontre était obligée, pour te dire que je t'aime.


19:40

11 août 2010

En vrac

J'ai envie d'écrire, cet espace me manque, le temps passe vite en ce moment et je ne suis que très peu devant un écran. Quelques jours de vacances, ce fut bref, juste le temps de se reposer un peu, de profiter de mes amis, de ma famille.

Ma soeur la plus jeune est venue, cinq mois sans se voir c'est long, on se retrouve comme si on s'était quittées hier, j'aurais aimé l'avoir que pour moi mais avec une famille nombreuse ça n'est pas possible ! C'était tellement bon de la voir, ça a été tellement dur de la voir repartir. Elle nous manque, nous lui manquons, elle voudrait rester ici mais elle a besoin de repartir aussi, se prouver des choses, aller au bout d'une aventure, je suis fière d'elle, l'important c'est qu'elle soit heureuse ici ou là-bas. La prochaine fois c'est moi qui irait la voir.

La semaine a été riche en émotions, de la joie, un peu de peine, des sensations réssucitées, un bien être qui m'envahit. Je l'avais dit l'amour n'est jamais mort, malgré les histoires à dormir debout, malgré les souffrances, il a fallu du temps, il a fallu que je dépasse mes peurs, que je reprenne confiance envers moi-même, envers les autres, sans se précipiter, sans s'emballer, juste se laisser aller, un peu. Oh je ne suis pas amoureuse, j'ai enfin laissé un homme entrer dans mon cocon, la coquille s'est fendillée, pas sans heurts, pas sans peur, je reste un peu méfiante, je ne veux pas m'emballer, je veux juste vivre ces instants, ne pas me poser de questions, voir où cette histoire nous mènera, j'ai envie d'y croire quand même.

Je reprends le travail aujourd'hui, à la fois envie et pas envie. C'est quand même fou de se dire que le travail me manque, ou alors c'est un tout qui me manque, copine adorée, l'ambiance dans mon bureau. Lorsque j'y suis je ne rêve que de vacances, là je rêverai presque de journées intenses où les problèmes à résoudre s'enchaînent, où tu es fière lorsque le soir tu rentres chez toi, fière du travail accompli, fière de te dire que ton travail n'est pas vain, fière de savoir que tu participes à ce grand tout qu'est l'agriculture. Je l'aime ce travail. Le problème du moment va être de recruter quelqu'un, je sens que ça ne va pas être facile, je vais bien rigoler, il n'y a pas de raisons que je ne trouve pas quelqu'un pour me seconder finalement on m'a bien recrutée moi.

Un petit pincement au coeur lorsque je réalise que l'été est déjà presque fini, je ne me plains pas, j'ai de la chance de vivre ici où l'été dure encore jusqu'à l'automne, n'empêche je ressens cette ambiance, ce changement, un peu comme lorsque la rentrée des classes approchait. Tout a une autre odeur, comme si la ville, l'environnement, la lumière, les gens changeaient. Manquerait plus qu'à aller acheter les cahiers, les stylos et tout y serait. Il reste encore du temps pour aller se baigner à la mer, pour les apéros, les pique-nique, les dîners en plein air, je compte bien en profiter encore jusqu'à ce que le froid et la nuit m'en empêchent.

09:59