Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

30 juin 2010

Plantes, insectes et maladies

Aubergine, puceron jaune, fusariose, acarien rouge, poirier, cloque du pêcher, stemphyliose, fraisier, cicadelle, blé dur, nashi, pavot oeillette, puceron cendré, valériane, carpocapse, abricotier, psylle, ail, chenille défoliatrice, asperge, tordeuse orientale du pêcher, chou chinois,  blé tendre, rouille couronnée, colza de printemps, alternariose, framboisier, méligèthe, triticale, mildiou, avoine de printemps, tavelure, pommier, cécidomyie, tomate, tordeuse des céréales, moutarde, limaces, vigne, botrytis, tétranyque tisserand, cassissier, cochenille.

Une infime partie de ce que je côtoie au quotidien, des études, une passion, mon travail finalement. Un travail unique en son genre, ça me fait rire de me dire que personne d'autre ne fait un tel métier. Tout connaître, comprendre, ce que je mange, ce que tu manges, comment ça marche, du bio, du conventionnel, du raisonné. Ça me plaît, parfois ça fait peur, parfois ça rassure, le pourquoi du comment, l'histoire, les à-priori, les idées reçues, ne pas se contenter d'écouter, se forger une idée, seule.
Je l'aime, j'ai appris à l'apprivoiser, à faire ma place, un milieu d'hommes essentiellement, parfois j'ai l'impression d'en avoir fait le tour, ce doit être normal après quelques années. L'intérêt est toujours aussi vif, le domaine est vaste, il y a de quoi faire, mon poste a évolué, les responsabilités ont augmenté, mon implication également. Alors quoi ? Mon travail m'a permis plus d'une fois de faire surface, je crois qu'en ce moment je suis juste lassée, je réalise aussi que la vie professionnelle n'est pas tout.

15:02

27 juin 2010

Se (re)connaître

Un an déjà que je réalise à quel point il est difficile de s'en remettre, retrouver son chemin intérieur, réapprendre certaines choses, me retrouver en tant que personne, avec mon caractère, mes qualités, mes défauts, mon fond, ce qui fais que je suis moi. Un an que je réalise à quel point une personne peut vous bousiller de l'intérieur, faire en sorte que même les repères les plus bêtes sont perdus, pas à jamais mais enfouis.

Je m'étonne encore aujourd'hui de voir à quel point on peut manquer de discernement, à quel point certaines rencontres, certaines relations peuvent nous faire basculer. Il parait que ces gens là sont attirés par des personnes joyeuses, stables, sociables, ça peut arriver à n'importe qui, le piège se referme, on ne s'en rend même pas compte sur le moment.
La situation s'installe de manière pernicieuse, chaque jour un peu plus, toute l'histoire est là, c'est bien ça qui fait que l'on ne soupçonne rien. Chaque jour l'énergie s'étiole, chaque jour on se bat, chaque jour une angoisse surgit, chaque jour on se demande ce qu'il va se passer, chaque jour on accepte un peu plus, pour être tranquille, avoir la paix.
Loin d'être stupide on réalise que les choses ne devraient pas être comme ça, on reste confiant, on se dit que ce sont de mauvais moments, que tout va changer, qu'il va changer. Rien ne change. C'est ce que l'on croit. On change. Je change. J'ai changé. Je ne me suis plus reconnue, j'en suis venue à faire des choses impensables, je me suis vue agir de manière insensée, je me suis vue parler comme jamais je ne l'aurai fait, je me suis vue accepter tellement de choses qui allaient pourtant à mon encontre. J'ai été un pantin, manipulée sans que j'en réalise l'ampleur, celle que j'étais s'est éteinte, je ne me suis plus reconnue. L'emprise morale m'empêchait toute action volontaire, tout recul, l'angoisse, les larmes, la peur m'ont figée pendant trop longtemps.

Des années vécues avec un pervers narcissique ça bousille, ça fracasse la confiance,  ça réduit à néant l'estime de soi, ça jette un voile sur l'avenir, j'ai été vidée de moi-même.
Aujourd'hui je me suis retrouvée, je ne veux plus essayer de comprendre les raisons de cet immobilisme, c'est comme ça l'emprise morale, le harcèlement ne permettent plus de conserver son instinct naturel, on ne contrôle plus rien, on accepte pour être tranquille, ça devient le quotidien et on ne s'en rend même pas compte.
Aujourd'hui la fille enfouie s'est réveillée, je suis la même qu'auparavant, le même fond, les séquelles et les souvenirs en plus. On ne se relève pas totalement indemne d'une histoire pareille, j'aurais appris des choses, sur moi, sur les autres, je sais désormais ce que je ne veux plus accepter, je le clame haut et fort. Apparemment ça ne plait pas à tout le monde, les amis qui se détournent, sans raison ni explication aucune, pourquoi ? La raison est simple, je n'accepte plus de me faire maltraiter, je ne suis plus complaisante au sens trop indulgente du terme.
Aujourd'hui je réalise que ce n'étaient pas des amis.

22:30

26 juin 2010

Mi-figue mi-raisin

Pas toujours évident d'aller au bout de ses convictions, de se dire qu'on sait ce que l'on veut (et surtout ce que l'on ne veut plus), de garder la tête haute sans flancher. Même si au fond de soi on sait que l'on a raison, que c'est la meilleure des décisions, qu'il faut se protéger, ce n'est pas facile de se confronter à certaines situations.
J'ai voulu continuer à vivre normalement, continuer de sortir, faire en sorte que les événements ne me touchent plus. C'est bien, oui. Mais comment faire pour ne pas subir les remarques, les regards, la méchanceté gratuite de ces personnes que je suis amenée malgré moi à croiser ? Pour le moment je vis ici, je vais sûrement déménager d'ici quelques temps, je n'ai pas très envie de quitter ce quartier que j'aime mais je me dis aussi que ce pourrait être une bonne chose d'aller voir ailleurs si j'y suis. Changer d'environnement, ne plus croiser ces personnes qui m'ont fait mal, je ne veux pas voir ça comme une fuite, juste comme une façon de tourner définitivement cette page, me protéger.

Aujourd'hui je suis très déçue, le vague à l'âme m'emporte, limite j'en pleurerai, je me retiens, ne pas tomber dans la tristesse, pleurer ce serait leur accorder trop d'importance. J'ai mal de ces faux-semblants, de cette facilité avec laquelle les gens oublient vite les choses, de cet égoïsme ambiant, je suis fatiguée. Alors je lis, j'écris, je réfléchis. J'essaie de me distraire l'esprit, je n'ai pas envie de parler, je suis fatiguée, je dois affronter ça toute seule, mon moi et moi. Au détour d'une lecture je sens une profonde émotion m'envahir, des larmes dans les yeux, je suis touchée par des propos ô combien gentils, ça m'apaise, m'encourage à continuer d'écrire, me fait réfléchir aussi. Merci.

Le calme, les derniers rayons du soleil, la lumière qui se fait plus douce, le piaillement des oiseaux, les éléments s'accordent à me détendre. Je vais me reposer, laisser de côté ces pensées qui m'agitent, passer un moment à prendre soin de moi, dormir enfin.

20:38

20 juin 2010

Ouf !

Finalement c'était pas si compliqué que ça, pas si important, pas si grave. Je m'en étais fait un monde, j'avais l'impression que tout s'effondrait, la déception et la peine l'emportaient sur la raison. Alors oui j'ai eu de la peine, oui j'ai été déçue, oui j'ai remis en question beaucoup de choses mais au final je me sens bien. Presque j'irai remercier ces personnes de m'avoir libérée d'eux, les remercier de réaliser aujourd'hui qu'ils ne font plus partie de ma vie, de m'avoir ouvert les yeux sur ceux qu'ils étaient vraiment. Presque. Je ne suis pas complètement folle non plus, ils ne m'intéressent plus, j'en ai désormais la certitude. J'avais malgré tout gardé un infime espoir, on ne sait jamais, les choses peuvent s'arranger, recommencer.

Mais non, je n'en ai plus envie, c'est confirmé ces personnes ne valent plus un clou, ma confiance a été brisée, mon amitié bafouée, ils n'ont même pas eu le courage de m'affronter, préfèrent se retrancher dans leurs certitudes. Je me réjouis de voir comment ils se sentent minables, mal à l'aise, ils font l'air de rien et pourtant ils en ont des choses à se reprocher. Il est plus facile de faire semblant que de clarifier les situations, ces personnes soit-disants honnêtes et franches ont autant de courage qu'une limace.

Je me sens libérée, sereine, j'aurai tout essayé, j'ai l'esprit libre, tranquille, je tire un trait, chacun sa vie, ses amis, ses occupations désormais. Je vais de l'avant, je ne me laisserai plus marcher sur les pieds, je n'accepterai plus des choses allant à mon encontre, je me sens bien. Des nouvelles rencontres, de l'audace, je me retrouve moi-même, je construis ma vie, les autres sont secondaires. Oh je ne deviens pas égoïste pour autant, ce n'est pas dans ma nature, je décide juste de penser à moi, mon bien-être, mes envies, je suis mon instinct, mes intuitions, c'est tellement bon.

14:09

14 juin 2010

La maison ne fait pas crédit

La note est salée, j'ai payé l'addition, tellement que je me sens desséchée. Le sel ça donne toujours soif. Ah ça au rayon des nouilles je serai en tête de gondole, et encore j'afficherai un immense sourire, mais c'est pas grave, je suis assechée, je ne paierai plus rien désormais.
Finalement c'est bien, les choses tournent au vinaigre, après l'acide, le salé, l'amer puis le sucré, je goûte à toutes les saveurs, je suis gourmande, je savoure jusqu'à l'écoeurement, tu me donnes envie de vomir mais je t'en remercie. J'évacue toutes ces horreurs, toutes ces croyances, tout ces faux-semblants auxquels j'ai tant cru, un grand nettoyage intérieur, un vrai bonheur.

Le crédit c'est comme Capri, les bons sentiments dégoulinants, les pardons à tout va, les sourires malgré les méchancetés, tout ce que j'ai été, je laisse ça de côté. Je sais qui je suis désormais, je sais qui certains semblaient être, je sais surtout qui sont les vrais.
Je me sens bien, j'ai tout évacué, j'en ai pleuré, c'est passé désormais, il a fallu toutes ces choses pour que je sois sereine, pour que je mette tout ça de côté. Ouf ! Je souffle un bon coup, j'ai avancé, j'ai pris les devants, des nouvelles têtes, un nouvel environnement peut-être, le bonheur enfin ?

 

15:14