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20 avril 2010

Amour(s)

L'amour je l'ai connu, le bel amour, le coup de foudre, l'amour passionnel, l'amour complexe, l'amour vache, l'amour qui n'en est pas. Une si belle chose, différentes versions, différents hommes, tant d'émotions, autant d'états. Un jour l'amour a quitté mon coeur, pour de vrai, pour toujours ? Comme si l'amour ne pouvait plus survenir, comme s'il était réservé aux autres, comme si.

La vérité c'est que ce n'en est pas une.

L'amour est là où je ne m'y attends pas, prêt à surgir, dans des recoins insoupçonnés, je le sens, je le sais il peut réapparaître. Je m'interroge, les autres aussi, plus que moi peut-être, de manière différente surtout. Je me demande qui, où, quand, comment ? Un peu à la manière d'une novice je dois réapprendre, décrypter, mélange ça à mon côté tête en l'air et naïve, à mon horloge biologique, à ma sensiblerie, tu obtiendras un magnifique casse-tête chinois. Qui a dit que ce serait facile ?

Et cette sorte de pression indirecte que je me met, tu ne peux pas être seule, créer, fonder, c'est naturel, c'est une envie, un besoin, lance toi, ne réfléchis plus, dépasse tes peurs, fais le grand saut. Je le désire, l'envie, le ressens en moi, j'en meurs d'impatience, je me meurs de l'immobilisme. Le mien. Je me suis verouillée. Comme parée d'une tenue faite de fils d'araignée, un tissage de soie transparent, presque invisible, tellement résistant. Ma parure. Rares sont les moments où je la quitte, je n'y arrive pas, j'ai peur, je m'y accroche, elle me rassure, m'oppresse à la fois. Je la sens réduire comme peau de chagrin, un jour elle ne sera plus qu'un souvenir jusqu'à disparaître complètement, ce jour où.

23:57

14 avril 2010

Eco-blog

L'environnement, le bio, la nature, ça me parle. Pas juste pour me la raconter, pas juste pour faire genre dans les discussions, pas juste parce que c'est un sujet dont on parle de plus en plus. Non.

Je baigne dedans depuis longtemps, mes convictions personnelles, mes études, mon travail. Evidemment je fais comme je peux pour contribuer à cette cause, je ne suis pas parfaite mais je ne me dis pas que la cause est perdue, loin de là. Alors lorsque j'ai vu cette info je me suis naturellement dit que j'allais la diffuser ici.

L'utilisation d’Internet pollue: l’électricité utilisée pour alimenter nos ordinateurs, les serveurs qui hébergent les sites Internet consomment également une quantité d'électricité non négligeable, et par là même une pollution au CO2 assez importante. Un blog de taille moyenne rejetterai environ 0,02 grammes de dioxyde de carbone pour chaque visite. C’est dans l’idée de compenser ces émissions de dioxyde de carbone que l’équipe allemande de Make it green a lancé l’initiative 'My blog is carbon neutral'. Pour chaque blog inscrit un arbre sera planté dans la forêt nationale de Plumas en Californie, par Arbor Day Foundation le partenaire américain de ce programme.

 

carbon neutral offers and shopping with kaufDA.de

 

Pour relayer cette info, il suffit de rédiger un court article sur votre blog au sujet de ce programme, d'inclure un des boutons proposés sur le site et d’envoyer le lien de votre blog à l’adresse CO2-neutral@kaufda.de et le groupe allemand Make it green en association avec l’Arbor Day Fondation planteront un arbre pour vous.

14:21

13 avril 2010

Ressourcer (se)

L'encre est sèche, les mots ne coulent plus. J'appuie sur la cartouche, une aspiration, un bruit d'air, une goutte perle le long de la plume. Je me sens comme cette encre, le nectar s'écoule difficilement. Le flux énergétique est bloqué, je veux préserver le nectar, limiter son écoulement, voire le stopper de manière choisie, volontaire, en posture inversée. Mon nectar, mon potentiel vital et psychique, je dois le débloquer, entretenir son flux, le contrôler, purifier mes états d'être, physique, énergétique, émotionnel, mental.

J'ai envie de faire le vide dans ma tête, me laisser aller à la méditation, me sentir légère comme une bulle, calme, posée, apaisée. Je voudrais tout quitter et partir, me retirer, une sorte de retraite spirituelle, personnelle, mettre de côté les horreurs, les malheurs, les angoisses, les poisons de la vie. Il existe des monastères, des couvents, il parait qu'ils sont moins fermés sur le monde, des temples bouddhistes, toutes sortes d'endroits qui inspirent le calme, la réflexion, l'apaisement. Je ne crois pas en un être unique, je ne crois pas en la prière, je crois à la force personnelle, je crois en la Nature, elle est tellement belle et bien faite, j'en suis ébahie, toujours un peu plus, aller au fond de cette connaissance me plaît, mes études je les ai choisies comme ça. Je me demande si ces endroits de retraite m'accueilleraient en l'état actuel de mes croyances, je ne sais pas pourquoi ces endroits m'attirent, j'ai dans l'idée que les choses s'éclaircissent d'elles-mêmes là-bas, j'envie parfois ces croyants, leur foi, ce réconfort, cette force qu'ils puisent en elle.

Il y a longtemps j'ai été attirée par un pélerinage, non pas pour le côté symbolique religieuse, uniquement dans le but d'une quête personnelle. Une longue marche, aller au bout de soi-même, se dépasser, puiser au fond de soi, faire appel à des ressources insoupçonnées, se découvrir, le physique au service du psychique, faire le point, se ressourcer, s'épuiser afin que plus rien d'autre ne compte, mettre un pied devant l'autre, ne s'arrêter que lorsque le but est atteint. Le corps usé, fatigué, l'esprit libre.

Je cherche, je me cherche, une quête sans issue peut-être, des questions qui resteront lettre morte, donner un sens aux choses, à ma vie, dire que je vous aime, retrouver l'insouciance, remettre de l'ordre, sentir le nectar s'écouler paisiblement.

 

11:32

08 avril 2010

Esseulée

Les sentiments quels qu'ils soient sont propres à chacun, on interprète les choses à sa manière, on les ressent selon sa sensibilité, on appréhende la vie à sa façon. Je suis souvent confrontée à mon hyper sensibilité, comme un courant électrique qui me parcourt, à fleur de peau, tu me touches je réagis. Parfois j'aimerai bien court-circuiter mes neurones, les liaisons nerveuses et électriques, déconnecter les synapses, empêcher les neurotransmetteurs d'être émis, étudier l'activité de mon cerveau, visualiser les sentiments qui m'envahissent, cortex, lobes, hippocampe. Je suis fascinée pas certains sentiments, certaines sensations, un événement même infime, une parole, un geste, une attention peuvent influer, modifier, amplifier, bouleverser en l'espace d'une seconde, une même situation peut engendrer tellement de réactions différentes de notre part.

Je suis avec ces gens que j'aime et qui m'aiment, famille, amis, on se connait par coeur, on rit, on boit, on mange, on plaisante. Je suis dans mon environnement, sereine, rien à prouver, être soi-même, se laisser aller. Je me sens bien, l'instant d'après un sentiment m'envahit. Esseulée. Coup de cafard en plein coeur, gorge nouée, envie de pleurer, je suis perdue au milieu d'eux, je ne dis rien, mon sourire s'efface, la nostalgie me submerge, pourquoi ? Je suis entourée, je mesure la chance que j'ai, pourtant je me sens seule, personne sur qui me reposer, personne à aimer, personne à espérer, personne avec qui partager, longue marche silencieuse, angoissée, se battre contre soi même, contre ses peurs. La foule la plus compacte ne me rassurerait pas, je voudrais qu'on me serre dans ses bras, je voudrais être aimée, je voudrais tout oublier.

15:21

30 mars 2010

Elles

Longtemps je n'ai traîné qu'avec des garçons, je n'ai pas de frère, j'ai toujours été un peu le garçon manqué de la famille, peut-être sont-ce des raisons. Mes amis étaient principalement masculins, j'avais bien quelques copines, il y a toujours à un moment donné la meilleure amie, celle dont on souhaiterait être la soeur, celle dont on pense que rien ne pourra changer ce lien fort. La vérité c'est que je me trouvais différente des autres filles, l'impression de ne pas être à ma place en leur compagnie, l'impression que toutes étaient plus jolies, drôles, intéressantes que moi.

Ces amitiés masculines m'ont valu une drôle de réputation, on me regardait de travers, les filles me détestaient, j'étais celle qui se mettait les mecs dans sa poche, celle qui reniait les filles, celle qui parlait en douce à tout ces garçons, une genre de fille légère, de salope, de marie-couche-toi-là. C'était bien mal me connaître, je n'étais pas vraiment une fille qui plaisait, mais avec une telle réputation ça me confortait dans l'idée que les filles et moi on n'avait rien à faire ensemble.

Et puis j'ai grandi, mes affinités allaient toujours naturellement plus vers les garçons, mais je me sentais un peu plus fille, j'ai appris à connaître certaines d'entre elles, à créer des liens, à me sentir plus à l'aise, je devenais une fille moi-même. La menace que je représentait n'était plus, c'est ce que je croyais. Je suis entière, sensible, émotive, chaleureuse, tactile, apparemment ça ne plaît pas à tout le monde. Dans ma façon d'être aucune ambiguité, aucun sous-entendus. Je t'aime je le montre, je ne t'aime pas je le montre aussi. Les affinités ça ne se contrôle pas. Cette attitude m'a valu malgré moi des remarques, jalousies, de nouveau je symbolisais une menace pour les filles, comme si j'étais prête à fondre sur la proie que représentait leurs hommes. Ce n'est tellement pas moi. Ah ça des défauts j'en ai, loin s'en faut, mais voler l'homme d'une autre ça jamais. Plus d'une fois j'ai été blessée que l'on puisse croire ça de moi, j'ai essayé de changer ma façon d'être, je n'y suis pas vraiment parvenue, je suis comme je suis. La seule solution dans ces cas là est de prendre des distances, de s'effacer un temps, de laisser mourir au vent ces allégations. Finalement je me dis que ces personnes devaient avoir si peu de confiance en elles, envers les autres, envers l'être aimé.

Je me suis aussi rendue compte que des filles comme moi y'en avait, et pas qu'une. J'ai réalisé qu'entre filles on se comprend, on se dévoile, on se confie. Les affinités aidant, j'ai su créer des liens forts avec quelques filles, elles sont devenues des amies chères, m'ont soutenu dans les moments les plus durs, je suis là pour elles, elles le sont pour moi. Je les aime. Je les compte sur les doigts de la main, je ne cherche pas à en faire collection, celles là sont les bonnes, les vraies, les seules.

Les filles et moi c'est l'histoire de ma vie, ma maman, mes soeurs, mes amies.

12:59